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À partir d'aujourd'hui, l'humanité vit à crédit

Vue du lac affecté par la sécheresse dans le Parc métropolitain La Sabana à San José, au Costa Rica, le 14 mai 2019.
Vue du lac affecté par la sécheresse dans le Parc métropolitain La Sabana à San José, au Costa Rica, le 14 mai 2019. Ezequiel Becerra, AFP

Depuis lundi 29 juillet, l'humanité vit à crédit car elle a déjà consommé toutes les ressources naturelles qu'offre la planète. Une date butoir qui tombe deux mois plus tôt qu'il y a 20 ans, selon les calculs de l'ONG Global Footprint Network.

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Le jour du dépassement, c'est-à-dire le moment où l'humanité vit à crédit car elle a déjà consommé toutes les ressources naturelles que la planète a à offrir, a lieu lundi 29 juillet cette année, selon Global Footprint Network. C'est deux mois plus tôt qu'il y a 20 ans et un recul de trois jours par rapport à l'année 2018.

"L'humanité utilise actuellement les ressources écologiques 1,75 fois plus vite" que les capacités de régénération des écosystèmes, souligne l'ONG dans un communiqué. Et elle avertit : "Nous grignotons le capital naturel de notre planète, amenuisant d'autant sa capacité régénérative future".

>> À lire aussi : Jour du dépassement : "Il faudra du temps avant d'espérer voir la date reculer"

Les modes de consommation selon les pays présentent d'énormes écarts : "Le Qatar atteint son jour du dépassement après seulement 42 jours, tandis que l'Indonésie a consommé toutes les ressources pour l'année entière après 342 jours", relève WWF, associé à Global Footprint Network.

"Si tout le monde vivait comme les Français, il faudrait 2,7 planètes" et cinq si tout le monde adoptait le mode de consommation des Américains.

Pour ramener le jour du dépassement au 31 décembre, "le principal levier d'action concerne nos émissions de gaz à effet de serre qui représentent à elles seules 60 % de notre empreinte écologique mondiale", fait valoir WWF. "En diminuant les émissions de CO2 de 50 %, nous pourrions gagner 93 jours dans l'année, soit faire reculer le jour du dépassement à octobre", estime l'ONG.

"En divisant par deux la consommation de protéines animales, nous pourrions repousser la date du jour du dépassement de 15 jours par an" et en divisant le gaspillage alimentaire par deux, on pourrait gagner dix jours, poursuit WWF.

Avec AFP

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