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Permanences attaquées: Aurore Bergé (LREM) dénonce un "climat malsain et nauséabond"

La députée LREM Aurore Bergé (C) s'exprime le 7 mai 2019 à l'Assemblée nationale à Paris
La députée LREM Aurore Bergé (C) s'exprime le 7 mai 2019 à l'Assemblée nationale à Paris AFP/Archives
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Paris (AFP)

La porte-parole de LREM Aurore Bergé a dénoncé lundi un "climat malsain et nauséabond" après la multiplication des attaques contre des permanences de députés de son mouvement, après la ratification du Ceta par les députés.

La permanence du député LREM Romain Grau a été prise pour cible samedi à Perpignan à l'occasion d'une marche des "gilets jaunes". Des manifestants ont cassé des vitres et tenté de mettre le feu au local en présence de l'élu.

Et ces derniers jours, au moins sept permanences de députés LREM ayant voté en faveur de la ratification controversée au sein même de la majorité du traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta) ont été dégradées, dont celles de Jean Bapstiste Moreau à Guéret (Creuse) et Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône).

"On a presque une dizaine de parlementaires qui ont vu leur permanence être murée, taguée vandalisée, saccagée et on a vu une cohorte de sites internet, de blogs, de réseaux sociaux qui ont désigné un certain nombre de parlementaires en disant clairement qu'il fallait aller les pourchasser", a déploré la députée des Yvelines sur BFMTV.

"C'est un climat qui est malsain, pas juste pour nous individellement, c'est dangereux en général en démocratie", a-t-elle mis en garde, jugeant même le "climat extrêmement nauséabond".

"Si on veut contraindre les députés par la force (...) alors ce n'est plus du tout une conception démocratique", a-t-elle souligné.

A titre personnel, la députée a admis qu'il lui "arrive d'avoir peur" car "ce n'est pas anodin quand vous avez un jour le préfet qui vous appelle et qui dit +votre domicile privé, on est obligé de le mettre sous protection+".

"On a le droit de critiquer (...) mais on n'a pas le droit en république, en démocratie, de chercher à me faire peur et à faire changer mon vote ou mes décisions par la peur", a-t-elle dénoncé.

"Je ne confonds pas la colère sociale (...) avec les violences de quelques-uns", a réagi sur RTL Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, ajoutant: "Ceux qui s'en prennent à des représentants ne sont pas ceux qui sont en colère, c'est une minorité qui doit être condamnée".

"L'aspiration des Français est aussi à l'ordre et à la sécurité, par conséquent, ceux qui veulent utiliser des colères pour créer des émeutes ne seront pas suivis et devront être évidemment réprimés", avait dénoncé dimanche sur BFMTV le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

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