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Brexit : Boris Johnson promet de ne pas rétablir de contrôles à la frontière irlandaise

Le Premier ministre britannique Boris Johnson au cours d'un discours au Musée des sciences et de l'industrie de Manchester, le 27 juillet 2019.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson au cours d'un discours au Musée des sciences et de l'industrie de Manchester, le 27 juillet 2019. Rui Vieira, AFP

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé, mardi, à son homologue irlandais que son gouvernement était déterminé à ne "jamais" rétablir de contrôles physiques à la frontière irlandaise à la suite du Brexit.

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Après le Brexit, les contrôles physiques à la frontière irlandaise ne seront "jamais" rétablis. Telle est la promesse faite, via un communiqué, par le Premier ministre britannique Boris Johnson à son homologue irlandais Leo Varadkar, mardi 30 juillet. Il doit rencontrer mercredi les chefs des principaux partis politiques d'Irlande du Nord pour apaiser leurs inquiétudes quant à l'avenir de la ligne de démarcation.

Lors d’une conversation téléphonique, Boris Johnson a précisé que son gouvernement s’engageait "à ne jamais mettre de contrôles physiques ou d’infrastructures physiques à la frontière" entre la province britannique d’Irlande du Nord et l’Irlande, même en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord le 31 octobre.

Refus du "backstop"

Le nouveau dirigeant conservateur a également répété qu'il souhaitait un accord de sortie avec l'UE, mais sans le "filet de sécurité" irlandais – ou "backstop" –, une solution de dernier recours destinée justement à éviter le retour d'une frontière physique sur l'île d'Irlande. Les 500 kilomètres qui séparent l'Irlande du Nord de la République d'Irlande deviendraient ainsi la seule frontière terrestre entre l'UE et le Royaume-Uni.

Selon ses services, Boris Johnson "a clairement dit que le gouvernement abordera toute négociation avec détermination et énergie, dans un esprit d’amitié, et qu’il préfère quitter l’UE avec un accord, mais avec un accord qui supprime le backstop."

Un backstop néanmoins "nécessaire" pour Leo Varadkar, qui a signifié au Premier ministre britannique, via communiqué, que celui-ci n’était que "la conséquence de la décision prise au Royaume-Uni" de quitter l’UE. Une UE "unie dans son refus de réviser l’Accord de retrait" conclu avec l’ex-Première ministre Theresa May, en novembre.

"Des solutions alternatives pourront remplacer le backstop dans le futur (...) mais il reste à identifier des solutions satisfaisantes et à en faire la démonstration", a-t-il ajouté.

Des protestataires à la frontière de Carrickcarnan, entre Newry (Irlande-du-Nord) et Dundalk (République d'Irlande), le 30 mars 2019.
Des protestataires à la frontière de Carrickcarnan, entre Newry (Irlande-du-Nord) et Dundalk (République d'Irlande), le 30 mars 2019. Paul Faith, AFP

Territoire douanier unique

Selon l'Accord de retrait, le "backstop" est censé n'entrer en vigueur qu'après une période de transition si aucune autre solution n'est trouvée d'ici à la mi-2020 entre Londres et Bruxelles.

Ce mécanisme consiste à créer un "territoire douanier unique", englobant l'UE et le Royaume-Uni, au sein duquel il n'y aurait aucun quota ni droits de douane pour les biens industriels et agricoles.

L'Irlande du Nord resterait en outre alignée sur un nombre limité de règles du marché unique européen, par exemple les normes sanitaires pour les contrôles vétérinaires.

Cette solution demeure toutefois intolérable pour certains Brexiters et pour l'allié nord-irlandais au Parlement, le petit parti DUP. Ceux-ci estiment que cela remettrait en cause l'intégrité du Royaume-Uni et de son marché.

Livre au plus bas

L'Union européenne a elle prévenu Boris Johnson que ses demandes de renégocier l'accord noué par l'ex-Première ministre Theresa May étaient "inacceptables".

"Il y a une très bonne chance que nous puissions obtenir un accord et c'est ce que nous visons", continue pourtant d'affirmer Boris Johnson.

Face à cette impasse, Carolyn Fairbain, directrice générale du CBI, la principale organisation patronale britannique, a pressé lundi les entreprises d'accélérer les préparatifs pour faire face à "la possibilité sérieuse" d'un Brexit sans accord, redouté des milieux d'affaires.

La livre britannique, pénalisée par les craintes grandissantes d'un Brexit sans accord, perdait plus de 1 % le même jour et tombait ainsi à son plus bas depuis deux ans face au dollar et à l'euro.

Avec AFP et Reuters

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