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Entre Kandahar et Herat, explosion meurtrière d'un autocar

Le 9 février 2019 à Kandahar, ville près de laquelle a eu lieu l'attaque du 31 juillet 2019.
Le 9 février 2019 à Kandahar, ville près de laquelle a eu lieu l'attaque du 31 juillet 2019. Javed Tanveer, AFP

Un bus circulant, mercredi, entre Kandahar et Herat, en Afghanistan, a sauté sur une bombe placée au bord de la route. Plus de 30 personnes, "essentiellement des femmes et des enfants" ont été tuées. Un acte que les autorités attribuent aux Taliban.

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Au moins 34 personnes, "essentiellement des femmes et des enfants", sont mortes dans la matinée du mercredi 31 juillet dans l'ouest de l'Afghanistan. Leur autobus a sauté sur une bombe placée en bord de route, ont indiqué les autorités.

"Ce matin vers 6 h 00 (1 h 30 GMT), un bus circulant entre Kandahar et Herat a sauté sur une bombe placée en bord de route par les Taliban". Il y a au moins 34 morts et 17 blessés, selon les autorités locales.  Le porte-parole de la police dans la province de Farah (ouest), Muhibullah Muhib, estime que la bombe était destinée à frapper les forces de sécurité.

Des décès de civils à un rythme "inacceptable"

Ces décès surviennent au lendemain de la publication d'un rapport des Nations unies s'alarmant que les civils continuent de mourir et d'être blessés à un rythme "inacceptable" en dépit des discussions visant à mettre fin à des décennies de guerre.

Malgré une baisse de 27 % du nombre de victimes au premier semestre 2019 par rapport aux six premiers mois de 2018, 1 366 civils ont été tués et 2 446 blessés, a indiqué la Mission de l'ONU en Afghanistan (Manua) dans un rapport semestriel. Un tiers de ces victimes sont des enfants (327 morts et 880 blessés).

La Manua a souligné que davantage de civils ont été tués par les forces pro-gouvernementales que par les groupes insurgés (717 morts contre 531), en grande partie du fait des frappes aériennes afghanes et américaines.

Les États-Unis ont engagé depuis l'année dernière un dialogue direct inédit avec les Taliban dans l'espoir de trouver un accord de paix. Washington semble déterminé à accélérer ces pourparlers, à l'approche de l'élection présidentielle afghane prévue fin septembre et de la course à la Maison Blanche en 2020.

Le négociateur américain Zalmay Khalilzad se trouve actuellement à Kaboul et se rendra dans les prochains jours à Doha, au Qatar, pour de nouvelles discussions avec les insurgés. Si les deux parties parviennent à un accord, un dialogue "inter-afghan" entre Taliban et une délégation afghane devrait ensuite s'ouvrir à Oslo, en Norvège.

Avec AFP

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