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Rachat de Mondadori France: "passage en force", dénonce l'intersyndicale

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Paris (AFP)

L'intersyndicale de l'éditeur de magazines Mondadori France a dénoncé un "passage en force", après l'annonce jeudi de la finalisation du rachat de leur entreprise par le groupe de médias et de marketing Reworld, alors même qu'une décision de justice aurait dû retarder la transaction.

Non seulement, "une telle précipitation à conclure la cession au c?ur de l?été, alors que beaucoup de salariés sont en vacances, paraît particulièrement indécente" et risque de compliquer "la transition et la continuité de l?activité", mais "plus encore, Mondadori et Reworld Media violent délibérément la décision rendue par le TGI de Nanterre du 11 juillet dernier", estime l'intersyndicale, dans un communiqué.

Reworld, groupe français de médias et de marketing qui détient déjà de nombreux magazines (dont Auto Moto, Marie France ou Maison et Travaux), avait annoncé mercredi soir avoir bouclé le rachat de Mondadori France, filiale de l'éditeur italien Mondadori (qui appartient à la famille Berlusconi). Mondadori France, numéro 3 de la presse magazine dans l'Hexagone, publie notamment Auto Plus, Pleine Vie, Top Santé, Biba, Grazia, Closer, Télé Star, Le Chasseur Français, Science et Vie.

L'opération avait fait l'objet d'un contrat de cession signé en avril. Mais le tribunal de grande instance, saisi par le Comité social et économique de Mondadori France, avait jugé que le groupe avait négligé de consulter les salariés comme le prévoient pourtant les règles, et avait commis "un détournement de pouvoir, empêchant le CSE d'exercer ses droits à recueillir des explications utiles et à faire des propositions alternatives".

Le TGI avait ainsi ordonné à Mondadori France d'entamer sous huit jours un processus d'information-consultation, ce qui, ajouté à un nouveau passage devant l'Autorité de la concurrence, aurait dû retarder de plusieurs mois l'opération.

"Manifestement, Mondadori et Reworld Media s?estiment au-dessus de la loi. Concrètement, ils privent le CSE et les salariés de toute visibilité et de toutes garanties sur l?avenir des magazines et de l?emploi", déplore l'intersyndicale du groupe, qui assure qu'elle prendra "toutes les initiatives requises pour faire respecter le droit, préserver les titres et garantir les intérêts des salariés".

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