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Ebola en RD Congo : un quatrième cas confirmé à Goma

Prise de température sur un homme à Goma, le 31 juillet 2019.
Prise de température sur un homme à Goma, le 31 juillet 2019. Pamela Tulizo, AFP

Un quatrième cas d'Ebola a été diagnostiqué jeudi à Goma, en République démocratique du Congo. Il s'agit d'une femme dont le mari est décédé la veille après avoir été contaminé par l'épidémie qui a causé plus de 1 800 décès dans l'est du pays.

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Une quatrième personne a été testée positive, jeudi 1er août, au virus d'Ebola à Goma, grande ville de l'est de la République démocratique du Congo. Il s'agit d'une une femme, dont le mari est décédé mercredi, après avoir été contaminé par l'épidémie qui a causé plus de 1 800 décès dans cette région, a indiqué l'OMS.

"Nous sommes en train d'effectuer les investigations autour de ce cas", a déclaré à l'AFP, le Dr Boubacar Diallo, coordonnateur en charge de la surveillance de cette épidémie d'Ebola pour le compte de l'OMS.

Mercredi, la fillette de ce couple a également été testée positive au virus Ebola après avoir présenté des signes cliniques de la maladie, quelques heures après la mort de son père, selon les autorités sanitaires congolaises.

Urgence sanitaire mondiale

Le deuxième malade d'Ebola décédé mercredi à Goma, était un orpailleur qui travaillait à Mungwalu dans la province voisine de l'Ituri, dans l'est de la RDC, mais vivait avec son épouse et leurs dix enfants dans le quartier pauvre de Kiziba dans le nord de Goma.

Il a présenté des signes de la fièvre hémorragique le 22 juillet. Il a reçu des soins ambulatoires dans un centre communautaire mais ne s'était rendu à l'hôpital de référence de Goma que le 30 juillet, où il a été directement transféré à un centre spécialisé.

Un premier cas enregistré dans une métropole avait été détecté à Goma mi-juillet, un homme  présenté comme un pasteur qui venait de Butembo, l'un des principaux foyers de la maladie à 250 km à vol d'oiseau au Nord. Le lendemain de son décès, le 17 juillet, l'OMS avait élevé la dixième épidémie de fièvre hémorragique Ebola en RDC au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Dans la province voisine du Sud-Kivu, quinze personnes ont été mises en quarantaine dans une localité riveraine du lac Kivu. C'est la première fois que des cas suspects d'Ebola ont été recensés dans cette province.

Bateaux immobilisés

La maladie a jusqu'à présent été relativement circonscrite, mais l'apparition de cas dans une ville comme Goma renforce la menace d'une propagation de l'épidémie. Depuis la déclaration de l'épidémie le 1er août 2018, aucun cas n'a été enregistré dans la capitale congolaise, Kinshasa, qui se situe à deux heures d'avion des principaux foyers d'infection.

Goma est également une ville frontalière du Rwanda. Jeudi matin, la présidence de la RDC avait annoncé que les autorités rwandaises avaient fermé la frontière qui sépare les deux pays. Un correspondant de l'AFP sur place a constaté que les Rwandais n'étaient pas autorisés à se rendre à Goma, une ville d'un à deux millions d'habitants.

Plus tard dans la journée, le ministère rwandais de la Santé a affirmé que la frontière avec la RDC était ouverte.

Mercredi avant midi, cinq bateaux en provenance de Goma ont été immobilisés dans le port de Bukavu, de l'autre côté du lac Kivu, provoquant l'inquiétude dans cette autre ville de l'est de la RD Congo. Le personnel médical a été dépêché à bord pour des contrôles.

"À Bukavu, il n'y a pas de cas d'Ebola, la population ne doit pas paniquer, mais doit se conformer aux normes hygiéniques en attendant le contrôle qui s'effectue dans les bateaux qui viennent de Goma", ont déclaré les autorités provinciales dans un communiqué.

Plusieurs rotations de bateaux, certains transportant jusqu'à 500 passagers ainsi que des marchandises, relient chaque jour Goma et Bukavu (qui compte 1,5 million d'habitants).

"La psychose qui gagne Bukavu est fondée au vu des échanges commerciaux entre Bukavu et Goma à travers le lac Kivu", estime Jean-Chrysostome Kijana, président de la Société civile du Sud-Kivu, qui appelle les autorités à prendre les choses "au sérieux".

Avec AFP

 

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