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TUNISIE

Tunisie : les premiers candidats à la présidentielle ont déposé leur candidature

Nabil Karoui présente sa candidature à la Commission électorale tunisienne à Tunis, le 2 août 2019.
Nabil Karoui présente sa candidature à la Commission électorale tunisienne à Tunis, le 2 août 2019. Hasna, AFP
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Au moins neuf prétendants ont déposé, vendredi à Tunis, leur candidature pour le scrutin anticipé du 15 septembre, qui permettra d'élire un successeur au chef de l'Etat décédé Beji Caïd Essebsi.

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Les aspirants à la présidence de la Tunisie ont commencé à déposer, vendredi 2 août, leur candidature pour le scrutin anticipé du 15 septembre, qui permettra d'élire un successeur au chef de l'État décédé Beji Caïd Essebsi. Initialement prévue en novembre, l'élection a été avancée à la suite de la mort le 25 juillet, à 92 ans, du premier président élu démocratiquement au suffrage universel dans ce pays pionnier du Printemps arabe.

Au moins neuf prétendants ont déposé leur dossier au siège de l'Instance indépendante chargée des élections (Isie) à Tunis, dont l'homme d'affaires et magnat des médias Nabil Karoui. Récemment inculpé pour blanchiment d'argent, il se présente comme le candidat des plus démunis.

>> À lire : La présidence de Béji Caïd Essebsi, symbole de l’ambivalence de la révolution tunisienne

Nabil Karoui, qui a multiplié les actions caritatives en vue de sa candidature, a failli ne pas pouvoir concourir avec l'adoption mi-juin par le Parlement d'un code électoral interdisant à toute personne ayant octroyé "des avantages quelconques en numéraire ou en nature" à des citoyens l'année précédant le scrutin à se présenter. Mais le président Essebsi n'a pas promulgué ce nouveau code électoral avant sa mort, laissant au candidat la voie ouverte.

Nabil Karoui est aujourd'hui un adversaire de taille pour le Premier ministre Youssef Chahed, qui n'a pas encore annoncé sa candidature, bien que son parti Tahya Tounes a affirmé mercredi qu'il serait candidat. Ancien opposant au président déchu Zine el Abidine Ben Ali Mohamed Abbou, actuellement chef de file du Courant démocrate, ou "Tayyar", a également déposé sa candidature pour la présidentielle, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Rétablir l'ordre en Tunisie"

Abir Moussi, pasionnaria de l'ancien régime du dictateur déchu Zine el Abidine Ben Ali, s'est également enregistrée dans la course. Elle prône entre autres l'exclusion des islamistes dont ceux du parti Ennahdha. "Notre priorité aujourd'hui, c'est de rétablir l'ordre en Tunisie. De renforcer l'État tunisien", a-t-elle affirmé à l'AFP.

Entre candidats et partis, toutes les alliances ou presque semblent envisageables, sauf avec cette candidate qui revendique l'héritage de l'ex-dictateur. Les candidats ont jusqu'au 9 août pour déposer leur dossier. Le 31 août, l'Isie annoncera la liste définitive de ceux qu'elle a retenus et la campagne se déroulera du 2 au 13 septembre.

Résultats préliminaires le 17 septembre

Les résultats préliminaires seront annoncés le 17 septembre, selon le calendrier électoral dévoilé à la presse par Nabil Baffoun, président de cette instance. La date du second tour de la présidentielle n'a pas été décidée, mais il devrait se tenir avant le 3 novembre, selon Nabil Baffoun.

Des partis politiques ont exprimé leur soutien à ce calendrier, tandis que d'autres, comme le parti Ennahdha, ont souhaité repousser la présidentielle.

Avec AFP

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