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Fusillade au Texas : les autorités vont requérir la peine de mort contre le tireur

Intervention de police aux abords du centre commercial Cielo Vista, à El Paso (Texas), le 3 août 2019.
Intervention de police aux abords du centre commercial Cielo Vista, à El Paso (Texas), le 3 août 2019. Joel Angel Juarez, AFP

Une fusillade dans un centre commercial d’El Paso, au Texas, a fait au moins 20 morts samedi. Placé en garde à vue et suspecté par la police de motivation raciste, le tireur risque la peine de mort.

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Vingt personnes ont été abattues, samedi 3 août, dans un supermarché Walmart de la ville d'El Paso, au Texas. Vingt-six autres ont été blessées, certaines grièvement, selon un bilan du gouverneur de cet État, Greg Abbott.

Une personne est en garde à vue après l'attaque dans cette ville frontalière du Mexique : un homme blanc de 21 ans résidant dans la banlieue de Dallas, à plusieurs heures de route d'El Paso.

Les autorités locales ont annoncé dimanche qu'elles allaient requérir la peine de mort contre le tireur présumé. Le chef de la police d'El Paso, Greg Allen, a promis qu'une "justice rapide et ferme" serait rendue dans cette affaire, avant d'ajouter que le suspect coopère avec les enquêteurs. De son côté, la justice fédérale a précisé que l’affaire était traitée comme un cas de "terrorisme intérieur".

La piste du "crime de haine"

Selon la police, le tireur a laissé "un manifeste" qui indique "un lien possible avec un crime de haine". Ce texte dénonce notamment "une invasion hispanique du Texas" et fait référence à la tuerie commise par un suprémaciste blanc dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui a fait 51 morts le 15 mars. Le supermarché était prisé de la communauté hispanique.

Le président américain Donald Trump a estimé que la fusillade était "non seulement tragique, mais aussi un acte lâche". Il a condamné sur Twitter un "acte haineux" et adressé ses "pensées et prières" aux habitants du Texas.

Le candidat à la primaire démocrate Beto O'Rourke, originaire d'El Paso dont il a jusqu'à récemment été le représentant au Congrès, a accusé Donald Trump d'encourager le racisme aux États-Unis. "Nous assistons à une augmentation des crimes haineux chaque année depuis trois ans, sous une administration dont le président traite les Mexicains de violeurs et de criminels", a-t-il dénoncé après avoir rendu visite aux victimes dans un hôpital d'El Paso. "Trump est un raciste et il attise le racisme dans ce pays", a-t-il accusé.

La tuerie d'El Paso est la 250e depuis le début de l'année ayant touché quatre personnes ou plus, selon l'ONG Gun Violence Archives. Quelques heures après le drame, dix autres personnes sont mortes, dont le tireur présumé, dans une nouvelle fusillade à Dayton, dans l'Ohio, au nord-est du pays.

Comme après chaque bain de sang, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une meilleure régulation du marché des armes à feu. "Il est grand temps d'agir et de mettre un terme à cette épidémie de violences liée aux armes", a tweeté le favori de la course à la primaire démocrate, Joe Biden, en ajoutant avoir "le cœur brisé" face à la tragédie d'El Paso.

Avec AFP

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