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L'Iran arraisonne un pétrolier "irakien" dans le Golfe persique

Les Gardiens de la Révolution iranienne, à bord de bateaux le 2 juillet 2012 près du port de Bandar Abbas.
Les Gardiens de la Révolution iranienne, à bord de bateaux le 2 juillet 2012 près du port de Bandar Abbas. Atta Kenare, Craig Z. Rodarte, AFP, US Navy

Le pétrolier saisi mercredi par l'Iran dans le Golfe persique est irakien, a rapporté dimanche l'agence de presse officielle IRNA. Selon les autorités iraniennes, ce troisième bateau étranger arraisonné en moins d'un mois faisait de la "contrebande".

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Le corps des Gardiens de la révolution iranienne a saisi un nouveau "navire étranger" dans le Golfe persique, a rapporté dimanche 4 août la télévision publique iranienne.

Il s'agirait d'un tanker irakien qui transportait du pétrole de contrebande à destination d'États arabes, selon l'agence de presse officielle IRNA. Dans un communiqué, le ministère irakien du Pétrole a indiqué plus tard n'avoir aucun lien avec le pétrolier saisi, précisant que le ministère n'exportait "pas de diesel sur le marché international".

Les sept marins à bord ont été placés en détention, avait annoncé plus tôt la télévision publique iranienne en citant un commandant des Gardiens de la révolution. Le pétrolier, qui a été saisi mercredi, transportait 700 000 litres de carburant.

Le navire-citerne a été transféré vers le port de Bouchehr et "sa cargaison de carburant de contrebande remise au autorités" en coordination avec la justice iranienne, selon les Gardiens de la révolution.

"Pression maximale" sur l'Iran

Le 14 juillet, l'Iran avait déjà saisi dans le détroit d'Ormuz un pétrolier britannique accusé d'infractions au droit maritime. Cette intervention faisait suite à l'arraisonnement par les forces britanniques d'un tanker iranien près de Gibraltar. D'après Londres, l'équipage du navire est accusé de violation des sanctions imposées à la Syrie, en tentant de livrer du pétrole au régime de Damas. Le Royaume-Uni a ensuite ordonné à la Royal Navy d'escorter les navires civils battant pavillon britannique dans le détroit d'Ormuz situé dans la région du Golfe.

Ennemi juré de l'Iran, les États-Unis ont eux bien du mal à mettre sur pied une coalition internationale dans le Golfe pour protéger les navires marchands. L'idée était que chaque pays y escorte militairement ses navires avec le soutien de l'armée américaine qui assurerait la surveillance aérienne et le commandement des opérations.

Les Européens ont décliné l'offre, ne voulant pas s'associer à la politique de "pression maximale" sur l'Iran du président américain Donald Trump, car ils cherchent à préserver l'accord limitant le programme nucléaire iranien conclu en 2015 avec Téhéran.

La nouvelle saisie risque d'exacerber davantage les tensions qui n'ont cessé de monter depuis le retrait américain en mai 2018 de cet accord nucléaire, suivi du rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran, qui font perdre à ce pays la quasi-totalité de ses acheteurs de pétrole.

Les tensions dans le Golfe persique se sont intensifiées avec des attaques et des sabotages en mai et juin derniers contre des pétroliers, imputés par Washington à Téhéran, qui dément toute implication.

Dimanche, le général iranien Ahmad Reza a affirmé que les risques qu'un conflit n'éclate dans le Golfe avaient diminué, tout en soulignant que cette région était "comme une poudrière et l'explosion du premier pétard peut mener à un énorme désastre".

Avec Reuters et AFP

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