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Donald Trump condame "le suprémacisme et le racisme" après les dernières tueries

Après les fusillades au Texas et en Ohio, Donald Trump a appelé le 5 août à l'exécution "rapide" des auteurs de fusillades.
Après les fusillades au Texas et en Ohio, Donald Trump a appelé le 5 août à l'exécution "rapide" des auteurs de fusillades. Capture d'écran France 24

Le président américain a condamné, lundi, "le sectarisme, le racisme et le suprémacisme blanc" après les deux fusillades qui ont ensanglanté le pays ce week-end. Il a appelé à des contrôles solides sur les antécédents d'acheteurs d'armes à feu.

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"Ces sinistres idéologies doivent être vaincues. La haine n'a pas de place en Amérique. La haine déforme les esprits, ravage les cœurs et dévore les âmes." Dans une courte déclaration devant la presse à la Maison blanche, Donald Trump s'est exprimé, lundi 5 août, sur les deux fusillades qui ont endeuillé les États-Unis durant le week-end. Le président américain doit se rendre à El Paso mercredi, a annoncé lundi soir le maire de cette ville endeuillée.

S'il a fermement condamné l'idéologie raciste du suprémacisme blanc, suspectée d'être à l'œuvre dans l'une des deux tueries, il a soigneusement évité de mettre l'accent sur la lutte contre les armes à feu. "Notre nation doit condamner d'une seule voix le racisme, le sectarisme, et le suprémacisme blanc", a déclaré le chef de l'État dans une courte allocution télédiffusée.

Le milliardaire républicain a insisté sur le rôle néfaste que jouerait selon lui Internet dans la radicalisation de personnes souffrant de troubles mentaux. Il a par ailleurs qualifié de "crimes contre l'humanité" les deux attaques qui ont alimenté la litanie des tragédies dues aux armes individuelles dans un pays où celles-ci pullulent.

Deux nouvelles tueries ont frappé les États-Unis ce week-end, samedi à El Paso, au Texas, où un homme a tué 22 personnes avant de se rendre aux forces de police, puis dans la nuit de samedi à dimanche à Dayton, dans l'Ohio, où neuf personnes sont tombées sous les balles d'un tireur isolé. L'Allemagne a annoncé lundi soir qu'un de ses ressortissants faisait partie des victimes d'El Paso.

Les motivations du tireur de Dayton, abattu par la police, restent floues. En revanche, le tueur présumé d'El Paso, qui s'est livré aux autorités et coopère avec les enquêteurs, a diffusé un manifeste dans lequel il présente son acte comme une réponse à "l'invasion hispanique au Texas" et affiche son soutien à l'auteur des attentats de mars contre des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui ont fait 51 morts.

Le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard a qualifié la fusillade d'El Paso, où il était en visite, d'"acte de terrorisme contre les Mexicains".

Donald Trump réclame la peine de mort pour les tireurs

Donald Trump a par ailleurs appelé à l'exécution "rapide" des auteurs de ces fusillades. "J'ordonne également au ministère de la Justice de proposer une loi garantissant que ceux qui commettent des crimes motivés par la haine et des tueries de masse soient passibles de la peine de mort et que cette peine capitale soit appliquée rapidement, avec détermination et sans des années de délai inutile", a-t-il déclaré.

"Nous devons arrêter l'idéalisation de la violence dans notre société", a-t-il insisté, estimant qu'il était "trop facile aujourd'hui pour les jeunes en difficulté de s'entourer d'une culture célébrant la violence", notamment à travers des jeux vidéo selon lui "atroces et sinistres".

L'influence que joueraient les maladies mentales ou bien les jeux vidéo dans le déclenchement de carnages par armes à feu est mise en doute par de nombreux experts.

Une réforme du contrôle des armes à feu en même temps que celle sur l'immigration ?

Plus tôt dans la journée, sur Twitter, il avait appelé les parlementaires républicains et démocrates à transcender leurs divergences pour adopter une loi durcissant les vérifications des antécédents des acquéreurs d'armes à feu.

Le président américain a jugé qu'il ne fallait pas que les victimes de ces deux fusillades soient mortes "en vain".

"Nous ne pourrons jamais les oublier, pas plus que ceux qui les ont précédés", a-t-il écrit sur son compte Twitter. "Les républicains et les démocrates doivent s'unir pour parvenir à des contrôles solides des antécédents (des acheteurs d'armes à feu) peut-être en mariant cette loi avec la réforme désespérément nécessaire de l'immigration."

Le démocrate Jerrold Nadler, président de la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants, a aussitôt jugé "écœurante" la suggestion de Trump de mêler contrôles sur les armes à feu et réforme de l'immigration, contre laquelle les démocrates sont vent debout.

"Au cœur de cette tragédie, il va la lier à une réforme de l'immigration ? C'est une plaisanterie", a déclaré pour sa part le représentant démocrate Tim Ryan, candidat à la primaire de son parti en vue de la présidentielle de novembre 2020.

Dans sa déclaration à la Maison Blanche, Trump n'a pas fait mention de l'immigration. Il n'a pas davantage répondu directement aux accusations de ceux qui jugent que son discours sur l'immigration alimente un climat de tensions aux États-Unis. Au cours du week-end, plusieurs candidats à l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle de novembre 2020 l'avait notamment accusé d'avoir une influence sur la résurgence du nationalisme blanc et de la xénophobie aux États-Unis.

Sur Twitter, le président républicain n'aura pas manqué de s'en prendre aux "fake news" et aux médias, leur attribuant une responsabilité dans "la colère et la rage qui s'accumulent depuis de nombreuses années".

Avec AFP et Reuters

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