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Londres se joint à la mission américaine de sécurité maritime dans le Golfe

Le navire sous pavillon britannique Stena Impero, ici le 23 juillet 2019, a été saisi par Téhéran dans le détroit d'Ormuz.
Le navire sous pavillon britannique Stena Impero, ici le 23 juillet 2019, a été saisi par Téhéran dans le détroit d'Ormuz. HO / IRIB / AFP

Tout en annonçant vouloir maintenir l'accord nucléaire avec l'Iran, le Royaume-Uni a décidé de se rallier à la mission navale de sécurisation des eaux du Golfe, conduite par Washington, pour escorter les navires de commerce.

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Londres a annoncé, lundi 6 août, sa participation à la mission navale de sécurisation des eaux du Golfe pour protéger les navires marchands dans le détroit d’Ormuz. L'opération est conduite par les États-Unis sur fond de tensions croissantes entre Washington et Téhéran.

"Le Royaume-Uni est déterminé à faire en sorte que sa marine marchande soit protégée des menaces illégitimes et pour cette raison nous avons décidé aujourd'hui de nous joindre à cette nouvelle mission de sécurité maritime dans le Golfe", a annoncé le ministre de la Défense, Ben Wallace.

À Washington, le département américain de la Défense a salué la décision britannique. "Il s'agit d'un défi international et nous avons hâte de collaborer avec la Royal Navy et d'autres partenaires et alliés qui partagent l'objectif commun d'assurer la libre circulation du commerce", a dit une porte-parole du Pentagone dans un communiqué.

Cette annonce marque un tournant de la position du gouvernement britannique, dirigé depuis fin juillet par le conservateur Boris Johnson. Londres avait auparavant dit vouloir mettre en place une mission de protection avec les Européens, en réponse à l'arraisonnement par l'Iran d'un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d'Ormuz.

Les alliés réticents

Les États-Unis cherchent à mettre sur pied une coalition internationale pour escorter les navires de commerce dans le Golfe mais celle-ci ne semble pas attirer beaucoup de pays. De nombreux alliés paraissent soucieux de ne pas se laisser entraîner dans un conflit ouvert dans cette région par laquelle transite le tiers du pétrole acheminé par voie maritime au monde.

L’annonce de Londres ne modifie toutefois en rien la politique britannique vis-à-vis de l'Iran, a assuré le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab, dans le communiqué. "Nous restons engagés à œuvrer avec l'Iran et nos partenaires internationaux pour désamorcer la situation et maintenir l'accord nucléaire", a-t-il insisté.

Cette annonce intervient peu après que le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, eut estimé lundi que les États-Unis agissaient seuls contre l'Iran et que leurs alliés avaient "honte" de les rejoindre dans une coalition pour accompagner les pétroliers dans le Golfe.

Les tensions ne cessent de monter dans la région depuis le retrait américain de l'accord nucléaire iranien, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran. Elles se sont intensifiées ces dernières semaines avec des attaques contre des pétroliers dans le Golfe, imputées par Washington à Téhéran, qui dément toute implication. Et l'Iran a annoncé dimanche avoir saisi un pétrolier étranger dans le Golfe, le troisième en moins de trois mois.

Avec Reuters et AFP

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