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Pyongyang proteste contre les manœuvres militaires entre Washington et Séoul

Le leader nord-coréen Kim Jong-un le 25 juillet 2019.
Le leader nord-coréen Kim Jong-un le 25 juillet 2019. KCNA, via AFP

La Corée du Nord a accusé, mardi, son voisin du Sud et les États-Unis de violer les efforts de paix dans la péninsule en menant des exercices militaires conjoints. Séoul a parallèlement annoncé que Pyongyang avait tiré de nouveaux "projectiles".

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Via son agence officielle KCNA, la Corée du Nord a fustigé mardi 6 août, les manœuvres militaires conjointes menées par les États-Unis et la Corée du Sud depuis lundi. Séoul a rapporté dans le même temps que deux nouveaux projectiles avaient été tirés depuis le Nord.

"Malgré nos avertissements répétés, les autorités des États-Unis et de la Corée du Sud ont finalement commencé les manœuvres militaires conjointes ciblant la RPDC", a déclaré un porte-parole nord-coréen à KCNA, utilisant l'acronyme du nom officiel du pays, la République populaire démocratique de Corée. Le lancement de ces exercices "est un déni non dissimulé et une violation flagrante" de plusieurs accords conclus entre Pyongyang et Washington, a affirmé l'agence.

Tous les exercices conjoints entre Séoul et Washington sont "des exercices guerriers agressifs simulant une attaque surprise et préventive de la RPDC", a ajouté ce porte-parole. "Nous sommes donc contraints de développer, tester et déployer les moyens physiques puissants essentiels à la défense nationale", a-t-il poursuivi. "Les autorités américaines et sud-coréennes ne pourront pas les contrer même si on leur donne dix mois pour le faire."

Le porte-parole nord-coréen cité mardi par KCNA a en outre accusé les États-Unis de "déployer une grande quantité des équipements militaires offensifs les plus récents" en Corée du Sud.

Pyongyang pourrait chercher "un nouveau chemin"

"Tous ces faits montrent que les autorités des États-Unis et de la Corée du Sud n'ont pas du tout la volonté politique d'appliquer les communiqués communs par lesquels ils se sont engagés à améliorer les relations RPDC/États-Unis et les relations intercoréennes, et qu'ils persistent dans leur position consistant à nous considérer comme un ennemi", a estimé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Pyongyang, pour sa part, continue à vouloir "résoudre les problèmes à travers le dialogue", mais cela devient plus difficile, a-t-il prévenu. "La situation qui prévaut refroidit considérablement notre désir d'appliquer les accords RPDC/États-Unis et les accords intercoréens, ce qui affecte également les perspectives d'un futur dialogue", a averti le porte-parole nord-coréen.

Pyongyang pourrait avoir à chercher "un nouveau chemin", a-t-il prévenu, mais si les États-Unis et la Corée du Sud continuent à ne pas tenir compte des avertissements nord-coréens, "nous leur ferons payer un prix élevé".

Des projectiles parcourent 450 km en vol

Cette déclaration est intervenue alors que Pyongyang venait de tirer, dans la province de Hwanghae du Sud, sur sa côte ouest, "deux projectiles soupçonnés d'être des missiles balistiques de courte portée", a affirmé dans un communiqué l'état-major interarmées (JCS) sud-coréen. Les missiles ont parcouru environ 450 km en vol et atteint une altitude de 37 km, selon la même source. Il s'agirait, d'après les services de renseignement américain et sud-coréen, de tirs semblables aux essais de missiles balistiques à courte portée effectués par Pyongyang à la fin juillet.

Le président américain Donald Trump a minimisé la semaine dernière l'importance des récents tirs, soulignant qu'il s'agissait de missiles à courte portée et "très standards", et se disant disposé à poursuivre le dialogue avec la Corée du Nord.

Les tirs du 25 juillet étaient les premiers essais de missile depuis la rencontre impromptue en juin entre Donald Trump et Kim Jong-un dans la zone démilitarisée qui divise la péninsule. Le président américain et le dirigeant nord-coréen avaient alors convenu de reprendre les discussions sur le programme nucléaire nord-coréen. Toutefois, cet engagement ne s'est pour l'heure pas concrétisé.

Avec AFP et Reuters

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