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Ankara menace de lancer "bientôt" son opération contre les YPG en Syrie

Des combattants syriens, lors d'un exercice militaire à la frontière nord de la Syrie avec la Turquie, le 24 juillet 2019.
Des combattants syriens, lors d'un exercice militaire à la frontière nord de la Syrie avec la Turquie, le 24 juillet 2019. Nazeer al-Khatib, AFP

La Turquie a annoncé, mardi, le lancement imminent d'une offensive dans le nord de la Syrie, pour en déloger une milice kurde qu'elle considère comme terroriste. Washington a annoncé qu'elle s'opposera à cette opération.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé, mardi 6 août, que les opérations lancées par Ankara contre la milice kurde syrienne YPG, entreraient dans une "nouvelle phase très bientôt". Et de rappeler que son pays avait déjà lancé deux offensives dans le nord de la Syrie depuis 2016.

"Si nous ne faisons pas aujourd'hui ce qui est nécessaire, nous serons contraints de le faire demain en payant un plus lourd tribut", a-t-il ajouté lors d'une conférence retransmise à la télévision. Ces déclarations interviennent alors que la Turquie menace depuis plusieurs jours de lancer une nouvelle offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

"Assécher le marécage du terrorisme qui se trouve dans le nord de la Syrie est notre principale priorité", a insisté Recep Tayyip Erdogan. "Tant que les [zones contrôlées par les YPG] n'auront pas disparu, la Turquie ne se sentira pas en sécurité", a-t-il ajouté.

Opposition des États-Unis

Or, les États-Unis et d'autres pays occidentaux, comme la France, soutiennent les YPG dans leur combat contre l'organisation État islamique (OEI).

Peu avant le discours du président turc, le chef du Pentagone, Mark Esper, avait prévenu qu'une offensive turque contre les combattants kurdes dans le nord de la Syrie serait "inacceptable". "Nous allons empêcher ces incursions unilatérales qui menacent les intérêts mutuels que partagent les États-Unis, la Turquie et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le nord de la Syrie", a-t-il ajouté.

De son côté, Ankara avait renouvelé, lundi, son appel aux États-Unis pour qu'ils cessent de soutenir la milice YPG, considérée comme un "groupe terroriste" et une menace pour sa sécurité nationale.

Une "zone de sécurité"

La Turquie menace depuis plusieurs mois de lancer une opération contre les positions des YPG à l'est de l'Euphrate. En janvier, alors qu'une telle offensive paraissait imminente, Washington avait proposé à Ankara de créer une "zone de sécurité" séparant la frontière turque des positions des YPG en Syrie. Mais alors que les négociations achoppent sur des paramètres clés d'une telle zone, notamment sur sa largeur, Ankara multiplie les signes d'impatience.

Pour les Kurdes syriens, le risque d'une offensive turque est bien réel. Ankara attaquera les combattants kurdes dans le nord-est de la Syrie "à la première occasion", a assuré un haut responsable kurde syrien, Aldar Khalil, dans un entretien, lundi, à l'AFP. "Si on n'en dissuade pas la Turquie et s'il n'y a pas de consensus pour une décision internationale l'en empêchant, elle va certainement être en mode offensif", a-t-il ajouté.

Des responsables américains et turcs négociaient, mardi 6 août, à ce sujet à Ankara, au lendemain de discussions qui, selon la presse turque, ont été infructueuses du point de vue turc.

Avec AFP et Reuters

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