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Près d'un quart de la population mondiale menacée par une pénurie d'eau

Un zone asséchée de la Loire à Montjean-sur-Loire, dans l'ouest de la France, le 24 juillet 2019, alors que la sécheresse régnait sur une grande partie de l'Europe.
Un zone asséchée de la Loire à Montjean-sur-Loire, dans l'ouest de la France, le 24 juillet 2019, alors que la sécheresse régnait sur une grande partie de l'Europe. Loïc Venance, AFP

Un habitant sur quatre dans le monde se trouve en situation de pénurie hydrique grave, proche du "jour zéro", lors duquel plus aucune goutte d'eau ne sortira du robinet, selon un rapport publié mardi par l’institut World Resources.

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L’eau va-t-elle finir par manquer sur notre planète ? Près d'un quart de la population mondiale, vivant dans 17 pays, se trouve déjà en situation de pénurie hydrique grave, proche du "jour zéro", lors duquel plus aucune goutte d'eau ne sortira du robinet, selon un rapport rendu public, mardi 6 août. L’institut World Resources (WRI), un think tank américain, a dressé une carte mesurant les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d'inondations fluviales dans le monde.

Résultat : les prélèvements hydrauliques dans le monde ont plus que doublé depuis les années 1960 en raison d’une demande croissante, qui ne montre aucun signe de ralentissement. "Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse, qui vont augmenter avec le changement climatique, peuvent provoquer de terribles conséquences", comme les récentes crises à Cape Town, Sao Paulo ou Chennai, détaille l'institut.

Le Qatar, le Liban et l'Iran parmi les concernés

"L'agriculture, l'industrie, et les municipalités absorbent 80 % de la surface disponible et des eaux souterraines lors d'une année moyenne" dans les 17 pays concernés, principalement situés au Moyen-Orient et au nord de l'Afrique, précise encore l'institut. Ces pays sont le Qatar, Israël, le Liban, l'Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l'Arabie saoudite, l'Érythrée, les Émirats arabes unis, Saint Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l'Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde.

Vingt-sept autres États figurent sur la liste des pays présentant une "pénurie hydrique élevée", parmi lesquels figurent la Belgique, la Grèce ou encore l’Espagne. "La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle”, a estimé Andrew Steer, PDG de WRI. “Ses conséquences prennent la forme d'insécurité alimentaire, de conflit, de migration, et d'instabilité financière", a-t-il ajouté.

>> À lire aussi : Sécheresse : histoires (de manque) d’eau

La France, en 59e position

Selon un tableau défini par l’institut, la France se trouve en 59e position (sur 164), dans le classement des États les plus touchés par une pénurie d’eau, soit un risque “moyen-élevé”. Le rapport souligne toutefois que si certains pays sont moins exposés à ces risques, il peut exister des zones de pénurie extrême en leur sein. Par exemple, si les États-Unis se classent à la 71e place, l’État du Nouveau-Mexique reste particulièrement exposé aux sécheresses.

L’institut rappelle que, "comme pour tout défi, les perspectives de la pénurie d’eau dépendent de la direction" stratégique opérée par chaque État. Des efforts ont déjà été remarqués dans certains pays pour améliorer leur gestion hydraulique. Ainsi, la Namibie, l’un des pays les plus arides du monde, transforme les eaux usées en eau potable depuis 50 ans. De même, l’Australie a presque réduit de moitié l’utilisation de son eau domestique.

"Les données sont claires : il existe des tendances indéniablement inquiétantes”, alerte le rapport. Pour autant, "en prenant des mesures dès aujourd’hui et en investissant dans une meilleure gestion hydraulique, nous pouvons résoudre les problèmes liés à l'eau pour le bien de chaque population, des économies et de la planète", conclut l’institut. 

Avec AFP

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