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Une jeune radicalisée écope de sept ans de prison pour un projet d'attentat en France

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Janna C. à sept ans de prison, le 7 août 2019.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Janna C. à sept ans de prison, le 7 août 2019. Loic Venance, AFP

Abreuvée de la propagande de l'EI, Janna C. a été condamnée, mercredi, à sept ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir envisagé de commettre un attentat en France. Âgée de 21 ans, elle avait été interpellée en 2016.

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Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 7 août, Janna C., une jeune femme radicalisée à sept ans de prison. Elle avait été interpellée en 2016 à 18 ans alors qu'elle envisageait de commettre un attentat en France au nom de l'organisation jihadiste État islamique (EI). Le tribunal a par ailleurs assorti cette peine d'une période de sûreté des deux tiers et prononcé son maintien en détention. Il a également ordonné un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans. 

Le 12 juillet, le parquet avait requis la peine maximale de dix ans d'emprisonnement, à l'encontre de la jeune femme aujourd'hui âgée de 21 ans. Abreuvée de la propagande de l'organisation État Islamique, Janna C. avait été interpellée le 10 août 2016 dans un jardin public de Clermont-Ferrand, après avoir évoqué un projet d'attentat dans des messages et auprès de sa famille.

Cette jeune radicalisée avait la veille recherché sur Internet "comment fabriquer une ceinture explo" (sic) ou la technique de "fabrication du TATP", un explosif artisanal très instable prisé des jihadistes. Sur Snapchat, elle avait donné "rendez-vous dans le paradis éternel".

"J'étais dans mon délire"

À l'époque, "j'étais dans mon délire, (...) dans ma bulle" et commettre un attentat était "banal", avait expliqué la jeune femme à l'audience. L'enquête avait débuté après un appel à commettre des attentats en France par le propagandiste français de l'EI Rachid Kassim, relayé sur une chaîne du réseau social Telegram.

Les enquêteurs avaient repéré Janna C. en remontant ses échanges avec la créatrice de cette chaîne, alors mineure, poursuivie dans un dossier distinct. Elle était aussi jugée pour avoir incité cette mineure à commettre un attentat et pour avoir envisagé de se rendre en Syrie, ce qu'elle nie. Le tribunal a retenu un "projet d'action violente" à l'explosif contre Janna C., mais pas de volonté de départ en Syrie.

Une autre radicalisée, Djelika S., 25 ans, qui était très proche de Janna sur Internet et qui comparaissait à son côté, a elle été condamnée à six ans d'emprisonnement. Jeune femme à la personnalité instable, Djelika s'était auto-accusée devant les policiers, indiquant que Janna et elle avaient prévu deux attaques au couteau pour "tuer le maximum de personnes", des déclarations faites sans avocat et qui n'ont jamais été corroborées par l'enquête, a souligné le tribunal.

Les juges l'ont par conséquent uniquement condamnée pour des velléités de départ en Syrie. Huit ans avaient été requis à son encontre. 

>> À lire aussi : un "appel de Christchurch" bientôt lancé à Paris pour lutter contre le terrorisme en ligne

Avec AFP

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