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PSG, Lyon, Marseille… Quelles forces en présence avant la reprise de la Ligue 1 ?

Plusieurs clubs de Ligue 1 ont effectué des changements profonds avant de démarrer la saison 2019-2020.
Plusieurs clubs de Ligue 1 ont effectué des changements profonds avant de démarrer la saison 2019-2020. Denis Charlet, AFP

Le championnat de France reprend ses droits, vendredi, avec un choc Monaco - Lyon en ouverture de la saison 2019-2020. Outre ces deux clubs, France 24 présente les équipes qui animeront l'année en coulisses ou sur le terrain.

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Au PSG, le retour de Leonardo et la fin des "comportements de stars"

Six fois champion de France sur les sept dernières années, le PSG fait figure de grand favori de la Ligue 1 pour cet exercice 2019-2020. Le club de la capitale aura surtout à cœur de se racheter après une saison mitigée au regard des moyens du club. Éliminé en 2019 en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, en finale de la Coupe de France et en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, le PSG a décidé de changer de braquet en coulisses.

Leonardo – directeur sportif du club entre 2011 et 2013 – a remplacé Antero Henrique en juin 2019, avec l’objectif de rebâtir le club à son image. Le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, a aussi donné le ton en affirmant qu’il ne "voulait plus voir de comportements de stars" dans le vestiaire. Des propos qui visent, sans le nommer, Neymar. La star brésilienne veut partir (à Barcelone ?) mais il reste pour le moment au Camp des Loges.

Enfin, le Paris Saint-Germain a, pour le moment, recruté des joueurs aux noms moins ronflants que les années précédentes, mais avec un bon potentiel : Abdou Diallo en défense, Idrissa Gueye et Ander Herrera dans l’entrejeu, ainsi que Pablo Sarabia dans un rôle plus offensif. De quoi satisfaire Thomas Tuchel, qui voulait renforcer les rangs au milieu de terrain après un exercice 2018-2019 délicat dans cette ligne de jeu.

À Lyon, la nouvelle ère sera brésilienne

L’Olympique Lyonnais post-Genesio aura un accent brésilien pour la saison 2019-2020. L’OL, troisième du dernier championnat, a changé cet été avec l’arrivée de son ancien joueur et capitaine, Juninho, à la tête de la direction sportive du club, et de Sylvinho sur le banc de touche. Un double choix qui semble montrer la volonté de Jean-Michel Aulas de renouer avec un passé glorieux – quand l’OL survolait la Ligue 1 dans les années 2000 – et sa capacité à lâcher du lest, lui qui ne se disait pas favorable à un entraîneur étranger en avril dernier.

Le changement à Lyon a aussi eu lieu côté terrain : des cadres de l’équipe comme Nabil Fekir, Tanguy Ndombele et Ferland Mendy ont quitté l’OL. Pour les remplacer, le recrutement a – là aussi – été 100 % brésilien au milieu avec un jeune espoir, Jean Lucas, et une valeur sûre, Thiago Mendes. Viennent s’ajouter en défense Joachim Andersen et Youssouf Koné, un autre espoir de la Ligue 1. Enfin, l’ancien gardien de Nantes Ciprian Tatarusanu sera la doublure d’Anthony Lopes, dont on ne sait pas encore quel sera l’avenir à un an de la fin de son contrat.

À Lille, "l’ambition de la continuité" pour l’après-Pepe

Dauphin du PSG lors du dernier exercice en Ligue 1, le Losc est attendu au tournant dans la lutte pour les premières places cette année. Une course que le club nordiste aborde sans ses certitudes de la saison passée, à commencer par le transfert – qui était attendu – de son joueur vedette, Nicolas Pepe, parti cet été à Arsenal pour 80 millions d’euros. À cela s’ajoutent les départs de Thiago Mendes et Youssouf Koné (à Lyon), de Rafael Leao (au Milan AC) et d’Anwar El Ghazi (à Aston Villa), de quoi renflouer les caisses du club.

Mais sur le terrain, alors que le Losc dispute aussi la Ligue des Champions cette année, la situation s’annonce plus compliquée, même si l’entraîneur du club Christophe Galtier se veut optimiste. "Il faut avoir l'ambition d'être dans la continuité, avoir l'ambition de se battre pour les places européennes. Y arriver, c'est autre chose, mais on se doit d'avoir cette ambition", a-t-il expliqué à l’AFP.

Pour cela, le meilleur entraîneur de Ligue 1 de l’année 2018-2019 pourra compter sur son nouveau meneur de jeu turc, Yusuf Yazici, sur un milieu expérimenté, Benjamin André, sur un attaquant prometteur vendu par le PSG, Timothy Weah, et sur quelques espoirs encore inconnus de la Ligue 1. À moins que le Losc ne profite des dernières semaines de mercato pour se renforcer en joueurs expérimentés, alors que se profile une saison dense pour le club.

À Monaco, on reconstruit pour viser de nouveau les sommets

Grand ménage d’été du côté du Rocher. Avec 74 joueurs sous contrat professionnel avant le début du mercato, la stratégie sportive de l’AS Monaco semblait peu lisible, d’autant que le club sortait d’une saison catastrophique (17e, à deux points du barragiste). Depuis, l’ASM a commencé à dégraisser et vise 55 joueurs sous contrat pour la saison à venir.

Plus qu’un effectif pléthorique, l’entraîneur Leonardo Jardim veut de la qualité à chaque ligne cette saison. Mission en partie remplie pour le moment, avec les arrivées du gardien Benjamin Lecomte et du prometteur latéral Ruben Aguilar – tous les deux en provenance de Montpellier. Le virevoltant Gelson Martins, sur le front de l’attaque, a été acheté à l’Atlético Madrid, mais le coach monégasque attend encore des renforts offensifs et souhaite que Radamel Falcao reste au club.

Selon Leonardo Jardim, l’AS Monaco actuelle "ressemble au niveau de la saison dernière". Et il assure : "Avec notre effectif actuel, il manque des solutions devant, plus qu'au milieu ou derrière". Il faut espérer que le coach de l’ASM sera entendu d’ici début septembre, car les ambitions du club du Rocher ont été annoncées par son vice-président, Oleg Petrov : retrouver le podium de la Ligue 1.

Marseille à la relance avec Benedetto en pointe

Près de trois ans après le rachat de l’Olympique de Marseille par Franck McCourt, le "Champions Project" a du plomb dans l’aile. Il devait pourtant voir l’OM se mêler chaque année à la lutte pour les premières places de Ligue 1. Lors de l’exercice 2018-2019, le club phocéen a terminé cinquième sans qualification européenne, et il aura donc cette année à cœur de redorer un blason qui a connu diverses fortunes sous la houlette de Rudi Garcia, notamment une finale de Ligue Europa en 2017-2018.

Pour retrouver des couleurs, l’OM a fait du changement sur son banc de touche en remplaçant Rudi Garcia par André Villas-Boas. L’entraîneur, présenté comme un jeune surdoué à Porto, Chelsea ou encore Tottenham, n'a plus occupé un banc de touche depuis un an et demi. Il aura fort à faire à Marseille, où la pression sera forte mais avec des moyens de recrutement réduits.

L’OM a pour le moment a recruté un défenseur central, Alvaro Gonzales, mais il a surtout trouvé son attaquant de pointe en la personne de Dario Benedetto, tout juste arrivé de Boca Juniors. Ce dernier a finalement rejoint Marseille après plusieurs semaines de tractation et aura la lourde responsabilité de répondre aux attentes placées en lui, après le flop de Kostas Mitroglou au même poste et la pige de six mois de Mario Balotelli.

Saint-Étienne et Montpellier jouent la sécurité, Nice bientôt racheté par un milliardaire

Après un parcours de qualité ponctué par une quatrième place et une qualification européenne lors de la dernière saison, l’AS Saint-Étienne se présente cette année avec un effectif plus étoffé pour jouer toutes les compétitions dans lesquelles elle sera engagée. Avec un recrutement qualitatif à moindre prix – Harold Moukoudi (défenseur) arrivé libre, Ryad Boudebouz (milieu) de retour en Ligue 1 ou Denis Bouanga (ailier) pour dynamiser l’attaque –, l’ASSE compte allier expérience et jeunesse pour tenter de rééditer la même performance que l’an dernier. L’arrivée de Ghislain Printant comme numéro un sur le banc à la place de Jean-Louis Gasset pourra changer la donne : son expérience à ce poste est mince, mais il bénéficie de la confiance de l’effectif pour mener à bien sa mission.

Montpellier, sixième du dernier championnat, aura également cette année l’ambition de se mêler à la lutte pour les places européennes, comme lors de la saison 2018-2019. Il y a eu des mouvements dans les deux sens à la Paillade ces dernières semaines, avec le départ de plusieurs cadres – Ruben Aguilar, Benjamin Lecomte, Isaac Mbenza ou encore Ellyes Skhiri. Mais le MHSC a su se renforcer, avec les arrivées de Téji Savanier, Arnaud Souquet ou encore l’achat d’Andy Delort à Toulouse après un prêt concluant l’année dernière. Sans oublier le gros coup que pourrait réussir Montpellier en obtenant le prêt du gardien international suédois, Robin Olsen, portier de l’AS Roma.

Enfin, l’OGC Nice pourrait rapidement devenir l’une des attractions de la Ligue 1. Pour cela, il faudra que son rachat par le milliardaire britannique Jim Ratcliffe ne tarde pas, le mercato se terminant début septembre. Passer sous pavillon de la première fortune d’Angleterre – qui possède un portefeuille personnel estimé à près de 10 milliards d’euros, selon Forbes – pourrait permettre au club azuréen de prendre une autre dimension dans le championnat de France. Mais pour le moment, hormis la vente d’Allan Saint-Maximin à Newcastle, l’OGC Nice a peu bougé sur le marché des transferts. Selon les dernières déclarations de l’entraîneur, Patrick Vieira, au journal L’Équipe, la situation des Aiglons devrait bientôt se décanter. "D'ici la fin du mois, on aura des réponses", explique-t-il. Et il ajoute que, pour la saison à venir, Nice "travaille sur des joueurs qui [leur] permettront d'avoir une équipe plus compétitive".

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