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Tirs de missiles dans la mer du Japon : Kim Jong-un a présenté "de petites excuses"

Des personnes regardent la diffusion du lancement d'un missile nord-coréen dans une gare à Séoul, en Corée du Sud, le 10 août 2019.
Des personnes regardent la diffusion du lancement d'un missile nord-coréen dans une gare à Séoul, en Corée du Sud, le 10 août 2019. Jung Yeon-je, AFP

En pleine manœuvre militaire américano-sud-coréenne, Pyongyang a tiré, samedi, deux projectiles, probablement des missiles balistiques, selon Séoul. Donald Trump affirme que le dirigeant nord-coréen lui a présenté "de petites excuses".

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Les deux nouveaux projectiles lancés par la Corée du Nord ont été tirés, samedi 10 août, à l'aube depuis les environs de Hamhung, dans le nord-est du pays. Ils ont volé environ 400 km avant de tomber dans la mer du Japon, a indiqué l'état-major sud-coréen, selon qui il s'agit vraisemblablement de missiles balistiques de courte portée.

"L'armée surveille la situation pour le cas où d'autres lancements auraient lieu et se tient prête", a fait savoir l'état-major dans un communiqué.

"Petites excuses"

De son côté, le président américain Donald Trump a annoncé sur Twitter avoir reçu "de petites excuses" de la part du dirigeant nord-coréen. "Dans une lettre envoyée par Kim Jong-un, il a expliqué très gentiment qu'il voulait que nous nous rencontrions pour commencer à négocier dès que les exercices militaires conjoints menés par les États-Unis et la Corée du Sud seraient terminés", a-t-il écrit.

"C'était une longue lettre qui contient principalement des plaintes sur ces exercices chers et ridicules. Il a également présenté de petites excuses pour les tirs de missiles balistiques à courte portée et que ses essais prendraient fin quand les exercices finiraient", a ajouté Donald Trump, déclarant avoir "hâte de rencontrer Kim Jong-un dans un futur proche."

La veille déjà, Donald Trump avait affirmé avoir reçu une "superbe lettre de trois pages" du dirigeant nord-coréen, quelques heures avant cette nouvelle série de tirs, la cinquième en moins de deux semaines.

Donald Trump avait alors rappelé son entente avec le dirigeant nord-coréen, qu'il qualifie de "président" alors que la plupart de la communauté internationale le qualifie de "dictateur", et son opposition aux exercices militaires communs entre Washington et Séoul, traditionnel socle de l'alliance entre les États-Unis et la Corée du Sud mais vertement critiqués par Pyongyang, qui y voit là une "provocation".

Des manœuvres "provocatrices"

Comme souvent quand leurs relations traversent un trou d'air, c'est sur ces lettres que le président des États-Unis s'est appuyé pour démontrer que tout allait bien.

Dans ce courrier "très positif" reçu jeudi, Kim Jong-un explique les raisons des précédents tirs de missiles de courte portée, publiquement présentés comme un "avertissement" contre les exercices militaires annuels menés par les États-Unis et la Corée du Sud.

Ces exercices ont été lancés par Washington et Séoul lundi, pour un peu plus de deux semaines, en dépit des mises en garde de Pyongyang. La Corée du Nord les considère comme une préparation à une éventuelle invasion de son territoire, et comme un obstacle à la reprise annoncée des discussions avec les États-Unis sur la dénucléarisation.

Kim Jong-un "n'était pas content au sujet des manœuvres militaires", a rapporté Donald Trump, avant de s'aligner sur la position du leader nord-coréen. "Je ne les ai jamais aimées non plus. Et vous savez pourquoi ? Je n'aime pas payer" pour ces exercices, a-t-il ajouté.

Trump et la détente avec Pyongyang

En se montrant au diapason avec le dirigeant d'un pays ennemi, Donald Trump a ainsi taclé ses alliés sud-coréens, avec en outre cette mise en garde agacée au sujet de la dispute actuelle entre Corée du Sud et Japon : "Ils doivent se réconcilier car cela nous met en position très délicate".

Le président des États-Unis a aussi dit penser, sans plus de précisions, qu'il rencontrerait une quatrième fois Kim Jong-un, avec lequel il échangeait insultes et menaces atomiques avant leur premier sommet, historique, de juin 2018 à Singapour.

Donald Trump a minimisé à plusieurs reprises les tirs de missiles nord-coréens, estimant qu'ils étaient très "communs" et sans lien avec le programme nucléaire. Son secrétaire d'État, Mike Pompeo, a assuré qu'ils n'entravaient pas une reprise des négociations.

La Maison Blanche n'a fait aucun commentaire après les nouveaux tirs de samedi. "Nous sommes en consultations étroites avec nos alliés japonais et sud-coréens", s'est contenté de déclarer à l'AFP un haut-responsable du gouvernement américain.

Avec AFP

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