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Le conservateur Alejandro Giammattei remporte la présidentielle au Guatemala

Le conservateur Alejandro Giammattei saluant la foule après avoir voté, à Guatemala, le 11 août 2019.
Le conservateur Alejandro Giammattei saluant la foule après avoir voté, à Guatemala, le 11 août 2019. Orlando Estrada, AFP

Le conservateur Alejandro Giammattei a remporté dimanche l'élection présidentielle au Guatemala face à l'ex-première dame Sandra Torres, en recueillant près de 59 % des voix. Il succédera au président sortant, Jimmy Morales, en janvier 2020.

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Le tribunal électoral a annoncé la victoire du conservateur Alejandro Eduardo Giammattei à l'élection présidentielle au Guatemala, à l'issue du second tour face à la candidate de centre-gauche, Sandra Torres.

Dimanche 11 août, Alejandro Eduardo Giammattei a en effet recueilli près de 59 % des suffrages, selon les résultats du scrutin portant sur 95 % des bureaux de vote, face à l'ex-première dame Sandra Torres, créditée de 41 % des voix. "Nous allons reconstruire le Guatemala. Je n'ai pas de mots pour dire à quel point je suis reconnaissant", a déclaré M. Giammattei devant une foule de sympathisants. "Nous allons lutter contre la corruption dès le premier jour."

Un défi majeur : la lutte contre l’immigration

Le futur dirigeant prendra ses fonctions en janvier. Il devra faire face à un défi majeur après la signature d'un accord impopulaire avec les États-Unis visant à lutter contre l'immigration clandestine, sous la pression du président américain Donald Trump.

Alejandro Giammattei, chirurgien qualifié et ancien fonctionnaire du secteur public âgé de 63 ans, qui avait échoué lors des trois précédents scrutins, a qualifié l'accord de "mauvaise nouvelle", arguant que le Guatemala n'était pas prêt à faire face à une hausse du nombre de demandeurs d'asile.

Un sondage publié la semaine dernière par le journal guatémaltèque Prensa Libre montre que plus de huit personnes interrogées sur dix sont opposées à l'idée que le pays accueille des migrants étrangers en vue de leur accorder l'asile.

Un pays miné par la corruption et la grogne populaire

La violence rampante et le mécontentement de la population envers la corruption et l'impunité dans ce pays de 17 millions d'habitants a conduit un nombre de plus en plus grand de Guatémaltèques à chercher à immigrer aux États-Unis.

Côté programme, Alejandro Giammattei propose la peine de mort pour certains criminels et s'est engagé à bâtir un "mur d'investissement" à la frontière entre le Guatemala et le Mexique pour limiter l'immigration.

Le président Jimmy Morales, qui ne pouvait se représenter, est entré en fonctions en janvier 2016 en promettant d'éradiquer la corruption.

Avec Reuters

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