Accéder au contenu principal

Motion de censure en Italie : le Sénat doit se prononcer mardi sur la date du vote

Matteo Salvini sortant d'un hôtel dans le centre de Rome, après une réunion de la Ligue, le 12 août 2019.
Matteo Salvini sortant d'un hôtel dans le centre de Rome, après une réunion de la Ligue, le 12 août 2019. Filippo Monteforte, AFP

Le Sénat italien doit déterminer mardi à quelle date la motion de défiance déposée par la Ligue de Matteo Salvini sera soumise au vote. Jeudi, le ministre de l'Intérieur avait fait éclater la coalition et réclamé des législatives.

PUBLICITÉ

Le sort du gouvernement italien est suspendu. Le Sénatse réunit mardi 13 août pour débattre de la date à laquelle sera soumise au vote la motion de défiance déposée par la Ligue de Matteo Salvini, ont indiqué lundi les présidents des différents groupes parlementaires.

Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion de ces présidents de groupe qui se sont accordés sur le calendrier des débats consacrés à cette motion. La question de la mise au vote de cette mesure ne semblait pas faire l'unanimité entre les différentes formations politiques à l'issue de cette réunion.

Dynamiter la coalition

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a prévu de s'exprimer devant le Sénat la semaine prochaine, autour du 20 août.

Misant sur son excellente cote de popularité, Matteo Salvini a fait éclater jeudi dernier la coalition formée il y a quatorze mois avec le Mouvement 5 Étoiles, expliquant que le tandem ne fonctionnait plus.

Le ministre de l'Intérieur réclame des élections législatives anticipées avec l'espoir de pouvoir gouverner seul le pays. Son parti, la Ligue, formation d'extrême droite, a déposé une motion de censure pour renverser le gouvernement de Giuseppe Conte auquel il appartient.

Comme l'a rappelé la présidente du groupe Parti démocrate (PD, gauche), seul le président de la République, Sergio Mattarella, a le pouvoir de dissoudre le Parlement, et il pourrait être réticent à le faire avant l'adoption du budget pour 2020.

La "folie" du projet Salvini

À son arrivée au Sénat lundi matin, visage fermé, Luigi Di Maio, le chef de file du M5S, n'a fait aucun commentaire avant de s'enfermer avec des sénateurs de son mouvement. Depuis le coup de force de Salvini, Di Maio accuse son partenaire de coalition de vouloir "mener en bateau" les électeurs italiens.

Dans l'opposition, l'ancien président du Conseil Matteo Renzi, qui ne dirige plus le Parti démocrate mais dont l'opinion pèse toujours, a déploré ce week-end la "folie" du projet de Salvini, soulignant qu'il était selon lui inconcevable d'appeler les Italiens aux urnes alors que le budget 2020 n'a toujours pas été élaboré.

Dans un entretien accordé au Corriere della Sera, il recommande la formation d'un gouvernement provisoire soutenu par un vaste éventail de partis politiques.

Des élections pour "débloquer" l’Italie

Matteo Salvini a réaffirmé de son côté qu'il fallait retourner aux urnes pour "débloquer" l'Italie. "Plus vite nous voterons, plus vite l'Italie se mettra en mouvement. Qui a peur des élections ?", déclare-t-il dans un communiqué diffusé lundi.

En position de force dans les sondages, le ministre de l'Intérieur et co-vice-président du Conseil a pris prétexte de l'hostilité du M5S au chantier de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Turin et Lyon – que la Ligue soutient – pour proclamer la fin de la coalition.

Mais jusque dans les rangs "léguistes", son initiative ne fait pas l'unanimité. En meeting politique dimanche à Syracuse, en Sicile, Salvini a été sifflé et chahuté par une partie de l'assistance.

Avec Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.