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Présidentielle en Tunisie : 26 candidatures validées sur une centaine

Un Tunisien dépose son bulletin de vote lors des élections municipales à Tunis, le 29 avril 2018.
Un Tunisien dépose son bulletin de vote lors des élections municipales à Tunis, le 29 avril 2018. Fethi Belaid, AFP

La Commission électorale tunisienne a validé 26 candidatures et en a rejeté 71 pour l'élection présidentielle du 15 septembre. Parmi ceux qui briguent le fauteuil de feu Béji Caïd Essebsi figurent deux femmes et le chef du gouvernement sortant.

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Un candidat sur quatre pourra faire campagne en Tunisie. L’instance chargée des élections (Isie) a annoncé, mercredi 14 août, avoir validé 26 candidatures à la présidentielle tunisienne anticipée du 15 septembre au terme d'un examen préliminaire des dossiers. Soixante et onze ont été écartés.

Les personnes dont le dossier a été rejeté peuvent déposer un recours sous 48 heures devant le tribunal administratif, qui sera appelé à trancher d'ici le 31 août, date à laquelle doit être publiée la liste finale des candidats, a ajouté lors d'une conférence de presse, Nabil Baffoun, président de l'Isie.

Parmi les candidatures rejetées figure celle de Mounir Baatour, qui se présente comme défenseur des droits des LGBTQ, bien qu'il soit contesté au sein de cette communauté. La candidature de cet avocat revendiquant ouvertement son homosexualité aurait constitué une première dans l'histoire du pays et du monde arabe. "Le dossier de Mounir Baatour n'a pas été validé parce qu'il n'a pas recueilli les 10 000 signatures d'électeurs inscrits", comme cela est requis, a expliqué la porte-parole de l'Isie, Hassna Ben Slimane.

D'autres candidatures ont été rejetées pour absence de garantie financière, le seuil ayant été fixé à 10 000 dinars (environ 3.200 euros).

>> À lire : "Souad Abderrahim, tête de liste Ennahda, devient la première femme élue maire de Tunis"

Deux femmes dans la liste

Parmi les candidats approuvés figurent le Premier ministre Youssef Chahed, l'ancien Premier ministre Mehdi Jomaa, le vice-président du parti islamiste modéré Ennahda, Abdel Fattah Mourou, et le ministre de la Défense, Abdelkarim Zbidi. L'ancien président tunisien Moncef Marzouki et Nabil Karoui, homme d'affaires et propriétaire de la chaîne privée Nessma TV, pourront eux aussi faire campagne.

Seules deux femmes figurent dans la liste des 26 candidatures validées :  l'ancienne ministre du Tourisme, Salma Loumi, et Abir Moussi, favorable à l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, évincé lors du soulèvement de 2011.

Le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu le 15 septembre, la campagne officielle devant se tenir entre le 2 et le 13. Les résultats de ce premier tour seront annoncés le 17 septembre, selon le calendrier électoral de l'Isie. La date du second tour n'est pas encore déterminée.

Prévue en fin d'année, cette élection a été anticipée à la suite du décès en juillet de Béji Caïd Essebsi, qui en 2014 a été le premier président démocratiquement élu au suffrage universel de l'histoire moderne de la Tunisie.

Avec AFP et Reuters

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