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Un responsable des rebelles houthis reçu par le guide suprême iranien

Rencontre entre Ali Khamenei et le porte-parole des rebelles houthis Mohammed Abdul-Salam, le 13 août 2019.
Rencontre entre Ali Khamenei et le porte-parole des rebelles houthis Mohammed Abdul-Salam, le 13 août 2019. Service de presse iranien, AFP

Un porte-parole houthis du Yémen a été reçu mardi par le Guide suprême iranien dans sa résidence. L'ayatollah Ali Khamenei a rappelé mercredi son soutien aux insurgés et dénoncé les "crimes" commis par l'Arabie Saoudite dans le conflit.

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Le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a accueilli mardi soir à sa résidence le porte-parole des houthis, Mohammed Abdel Salam, et réitéré l'appui de son pays aux rebelles, qui contrôlent la capitale yéménite Sanaa et d'autres régions du pays depuis plusieurs années.

"Je déclare mon soutien à la mujahidah (lutte) pour le Yémen", a-t-il déclaré le lendemain, dans une référence apparente aux rebelles, selon un communiqué posté sur son site Internet.

Dans le même temps, il a dénoncé les "crimes" de la coalition conduite par l'Arabie saoudite qui intervient militairement depuis 2015 contre les Houthis, en appui au gouvernement yéménite.

L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis – un pilier de cette coalition –, "ainsi que leurs soutiens ont commis des crimes majeurs au Yémen", a déclaré le Guide, en dénonçant "l'indifférence du monde occidental" vis-à-vis de ces "crimes". Riyad et Abou Dhabi "cherchent à diviser le Yémen", a-t-il encore jugé.

Appel à des pourparlers

L'ayatollah Khamenei a appelé à des pourparlers pour mettre fin au conflit. "Étant donné la diversité religieuse et ethnique du Yémen, protéger l'intégrité du Yémen nécessite un dialogue interne", a-t-il déclaré.

La guerre qui fait rage depuis plus de cinq ans entre Houthis et camp antirebelles a fait des dizaines de milliers de morts, et le pays connaît la pire crise humanitaire du monde selon l'ONU.

Ces combats se sont doublés ces derniers jours d'affrontements sanglants entre forces de la coalition anti-Houthis dans le sud.

Ils ont opposé à Aden, la grande ville du sud, des unités loyales au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par Riyad, à la force appelée "Cordon de sécurité", formée par Abou Dhabi et liée à un mouvement séparatiste sudiste.

Riyad et Abou Dhabi ont tenté ces derniers jours de surmonter ces divisions à l'intérieur de leur camp.

Dans le cadre du conflit yéménite, l'Arabie saoudite accuse régulièrement l'Iran d'armer les Houthis. Téhéran dément, en assurant que son soutien est purement politique.

Avec AFP

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