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Au Tchad, une kamikaze se fait exploser et tue six personnes

Des soldats tchadiens, à Mao, le 23 février 2015 (photo d'illustration).
Des soldats tchadiens, à Mao, le 23 février 2015 (photo d'illustration). AFP

Une femme kamikaze, membre du groupe jihadiste Boko Haram, s'est fait exploser dans la nuit de mardi à mercredi dans l'ouest du Tchad, tuant six personnes dont un militaire, selon les informations d'un haut-gradé tchadien à l'AFP.

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Six personnes, dont un militaire, ont été tuées dans un attentat perpétré dans la nuit de mardi à mercredi 14 août par une femme kamikaze dans l'ouest du Tchad, a déclaré à l'AFP un officier de l'armée tchadienne.

"Vers 1 h du matin, une femme kamikaze, membre de Boko Haram est entrée dans la cour du chef de canton de Tatafiromou, où elle a actionné sa charge, tuant six personnes, dont un militaire", a indiqué à l'AFP un haut-gradé de l'armée tchadienne sous couvert d'anonymat.

Le représentant du chef de canton, quatre de ses gardes et un militaire "ont perdu la vie", a également détaillé un responsable sécuritaire de la province, ajoutant que cinq militaires avaient été blessés.

Regain de violence

Tatafiromou est une localité de la sous-préfecture de Kaïga-Kindjiria, située dans la province du lac, où le groupe terroriste a multiplié les attaques depuis le début de l'année. La région du lac Tchad est le théâtre d'un regain d'attaques attribuées à Boko Haram depuis juin 2018 : une dizaine ont eu lieu en territoire tchadien. La plupart d'entre elles visaient des positions de l'armée.

Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient été tués dans un assaut contre une base avancée sur la rive nord-est du lac. Une autre attaque de Boko Haram le 21 juin avait entraîné la mort d'au moins 11 militaires tchadiens.

L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, et sa répression par l'armée, ont fait plus de 27 000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays. Elle a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

Avec AFP

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