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Au beau milieu d’un mercato record, la Liga retrouve enfin les pelouses

Tenant du titre, le Barça devra contenir les assauts de ses rivaux historiques.
Tenant du titre, le Barça devra contenir les assauts de ses rivaux historiques. Albert Gea, REUTERS

Particulièrement dépensière après une saison 2018/19 qui a vu la Premier League anglaise s’imposer comme le championnat de référence en Europe, la Liga espagnole reprend ses droits, vendredi. Avec, comme chaque année, trois géants qui sortent du lot.

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Ils ont tous la saison dernière en travers de la gorge… Le champion Barcelone, son dauphin l'Atlético et le Real Madrid dont Zinédine Zidane a repris les rênes ont beaucoup à se faire pardonner avant la reprise du championnat d'Espagne, vendredi 16 août. Pour mener la reconquête, ils ont dépensé sans compter, d'Antoine Griezmann à Eden Hazard... en attendant Neymar.

De transfert en transfert, les grands clubs espagnols ont rebâti en profondeur leurs effectifs grâce à la hausse des droits télévisés, source d'ailleurs d'un interminable bras de fer entre la Ligue professionnelle et la Fédération au sujet des horaires des matches.

Forte de cette manne de 2,1 milliards d'euros par saison jusqu'en 2022, l'Espagne a déjà établi un nouveau record de dépenses pour le mercato estival : 1,2 milliard d'euros investis selon le site spécialisé Transfermarkt, sans compter le coût astronomique du Brésilien Neymar, convoité à Barcelone comme à Madrid.

La Liga se devait de réagir, car après avoir dominé la Ligue des champions cinq années de suite (2014-2018), elle a cédé sa couronne européenne à la Premier League anglaise.

D'où une surenchère de recrutements : 126 millions d’euros pour la pépite portugaise João Felix (Atlético), 120 millions pour Griezmann (Barça), environ 100 millions pour Hazard (Real), et encore plusieurs grosses opérations attendues d'ici à la fin du mercato, le 2 septembre.

"Avec l'échec du FC Barcelone, qui n'a pas gagné la Ligue des champions, l'échec du Real, qui n'a rien gagné, et l'échec de l'Atlético à qui on demande toujours plus, les clubs essaient de faire ce genre d'efforts", a expliqué à l'AFP Placido Rodriguez Guerrero, professeur à l'université d'Oviedo (Asturies) et chercheur en économie du sport.

Le Barça veut tout gagner

On ne change pas une équipe qui gagne ? L'adage n'est pas en vigueur au FC Barcelone, qui a bouleversé son effectif en dépit d'un nouveau titre de champion d'Espagne conquis au printemps, le huitième en onze ans.

Car le grand objectif de la saison n'était pas la Liga mais la Ligue des champions, et les Catalans ont chuté en demi-finale, renversés par le futur vainqueur Liverpool (3-0, 0-4).

Cruel pour le capitaine Lionel Messi, qui avait déclaré vouloir reconquérir la C1. "C'est difficile de reparler après ce qui s'est passé la saison dernière, mais je ne regrette rien et je réaffirme ce que j'ai dit à l'époque", a néanmoins insisté l'Argentin début août.

Pour rebondir, le Français Antoine Griezmann est arrivé de l'Atlético au bout d'un long feuilleton, bien décidé à "tout gagner" avec le Barça. Lui, et peut-être Neymar, doivent permettre à Messi et à Luis Suarez, désormais trentenaires, de se réserver pour les matches couperets, d'autant que le capitaine barcelonais commence la saison blessé à un mollet.

Vu l'investissement consenti pour "Grizi" et pour l'épatant milieu néerlandais Frenkie de Jong (75 millions d’euros), la pression est lourde sur les épaules de l'entraîneur Ernesto Valverde, fragilisé en mai et dos au mur avant d'affronter son ancien club de l'Athletic Bilbao, vendredi soir, en ouverture de la saison.

Au Real aussi, c'est l'heure de la "reconquista" : au crépuscule d'une année noire, la "Maison blanche" a rappelé en mars l'entraîneur français Zinédine Zidane pour retrouver l'éclat de son premier mandat (trois C1 entre 2016 et 2018).

Priorité à la Liga pour le Real de Zidane

"Zizou" avait des exigences sur le recrutement, il a globalement été écouté (Hazard, Jovic, Mendy...), même s'il semble difficile d'attirer le milieu de Manchester United Paul Pogba. Restent plusieurs indésirables : comme Gareth Bale et James Rodriguez, qui risquent d'être des poids morts dans l'effectif madrilène.

La priorité de Zidane ? Étonnamment, il souhaite avant tout regagner la Liga, le trophée de la régularité. Lorsqu'il l'avait remportée en 2017, c'était à ses yeux le plus beau jour de sa carrière d'entraîneur. "Comme chaque année, c'est notre premier objectif", a-t-il prévenu. "C'est notre pain quotidien."

Mais avant d'aller à Vigo, samedi, la campagne de pré-saison n'a pas été très rassurante pour les Madrilènes, balayés notamment 7-3 par l'Atlético lors d'un derby en match amical, fin juillet.

À l'inverse, les "Colchoneros" de Diego Simeone semblent déjà prêts, malgré une équipe renouvelée. Eux aussi ont été vexés en C1 au printemps, éliminés précocement, alors que la finale se jouait dans leur stade Metropolitano. Et eux aussi rêvent de Liga, cinq ans après leur dernier sacre. Pour eux, la reconquête commence dès dimanche, à domicile, contre Getafe.

Avec AFP

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