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#BlackLivesMatter : renvoi du policier accusé d'avoir asphyxié Eric Garner en 2014

Des personnes protestent à l'extérieur du siège de la police pendant l'audition disciplinaire du policier Daniel Pantaleo, à New York, le 13 mai 2019.
Des personnes protestent à l'extérieur du siège de la police pendant l'audition disciplinaire du policier Daniel Pantaleo, à New York, le 13 mai 2019. Kena Betancur, AFP

La police new-yorkaise a annoncé lundi que Daniel Pantaleo, accusé d'avoir asphyxié Eric Garner, a été licencié. En 2014, le quadragénaire noir était mort après une interpellation musclée. L'affaire avait catalysé le mouvement #BlackLivesMatter.

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Le policier accusé d'avoir asphyxié Eric Garner, mort après une interpellation musclée en 2014 à New York dans une affaire qui avait catalysé le mouvement #BlackLivesMatter, a été licencié, a annoncé lundi 19 août le chef de la police new-yorkaise.

Le chef James O'Neill a indiqué avoir décidé de suivre la recommandation d'une juge administrative, à l'issue d'un procès disciplinaire qui s'était terminé en juin, sur cette affaire emblématique des violences policières contre les Noirs aux États-Unis.

"Je suis d'accord" avec la recommandation, l'officier de police Daniel "Pantaleo ne peut plus servir de façon efficace comme policier à New York", a indiqué James O'Neill lors d'une conférence de presse.

Il a néanmoins longuement souligné combien la décision avait été difficile, pour des policiers qui ont "l'un des métiers les plus difficiles au monde" et doivent prendre des décisions difficiles "en un instant".

Les explications du policier jugées "non plausibles et mensongères"

De nombreuses associations de défense des droits civiques avaient appelé James O'Neill à suivre cette recommandation, plutôt que des sanctions moins lourdes un temps évoquées.

Dans un avis de 46 pages, dont des extraits ont été publiés par les médias américains, la juge Rosemarie Maldonado a notamment estimé que le policier avait fourni, lors d'une enquête interne sur cet événement, des explications "non plausibles et mensongères". Elle a aussi jugé "non fiables" les témoignages des autres policiers interrogés sur les faits.

Les demandes de licenciement, notamment dans la communauté noire américaine, étaient d'autant plus fortes que le ministère américain de la Justice avait indiqué mi-juillet qu'il renonçait à entamer des poursuites.

"I can't breathe"

Le 17 juillet 2014, Eric Garner, 43 ans, avait été violemment plaqué au sol par des policiers qui le soupçonnaient de vendre illégalement des cigarettes dans un quartier de Staten Island.

Obèse et asthmatique, l'homme, qui refusait d'être interpellé mais n'était pas armé, avait perdu connaissance alors que cinq personnes s'employaient à le menotter, avant de décéder.

Les images de l'interpellation, filmées par un ami et mises en ligne peu après, avaient fait le tour du monde. On y entend Eric Garner, père de six enfants, répéter "Je ne peux pas respirer" ("I can't breathe").

Le policier avait par la suite gardé son emploi, mais était cantonné dans un bureau, avant d'être suspendu dans l'attente de la décision de James O'Neill.

L'affaire était aussi sensible pour le maire démocrate de New York, Bill de Blasio, candidat à la présidentielle de 2020, qui se positionne comme un grand défenseur des minorités et ne cesse de citer son bilan en matière de criminalité à New York parmi ses points forts.

Avec AFP

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