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Brexit : Boris Johnson propose à l'UE une solution de remplacement au "backstop"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson à Londres le 19 août 2019.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson à Londres le 19 août 2019. Niklas Halle'n, AFP

Le Premier ministre britannique a proposé lundi au Conseil européen de remplacer le backstop, censé éviter une frontière sur l'île d'Irlande et prévu dans l'accord de Brexit, par l'engagement à mettre en œuvre des dispositions alternatives.

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Dans une lettre au président du Conseil européen Donald Tusk, rendue publique lundi 19 août, le Premier ministre britannique Boris Johnson a demandé une nouvelle fois l'abandon du backstop, assurant qu'il est "antidémocratique et porte atteinte à la souveraineté de l'État britannique".

Le backstop, ou filet de sécurité, a été accepté par Theresa May dans le cadre de l'accord de Brexit conclu en novembre. Il prévoit que, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire de deux ans, et pour éviter la création d'une frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, le Royaume-Uni tout entier reste dans l'Union douanière.

"Le Royaume-Uni et l'UE ont déjà convenu que 'des dispositions de substitution' pouvaient faire partie de la solution", écrit Boris Johnson. "De fait, je propose que le backstop soit remplacé par un engagement à mettre en œuvre de telles dispositions dès que possible avant la fin de la période de transition, dans le cadre de la future relation", poursuit-il.

L'heure tourne

Boris Johnson précise qu'il est prêt à envisager "de manière constructive et flexible" la nature de ces engagements afin d'établir la confiance dans l'hypothèse où les dispositions ne seraient pas totalement mises en œuvre à la fin de la période de transition.

"Le gouvernement (britannique) ne mettra pas en place des infrastructures de vérification, ou des contrôles à la frontière entre l'Irlande du Nord et l'Irlande", écrit-il. "Nous serions ravis d'accepter un engagement légalement contraignant à cet effet et nous espérons que l'UE fera de même", poursuit le chef du gouvernement britannique.

L'UE a répété à maintes reprises qu'elle n'était pas prête à renégocier l'accord de Brexit. Mais l'heure tourne et Boris Johnson se rend mercredi à Berlin puis jeudi à Paris pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron afin d'essayer de les convaincre de se rallier à sa vision du Brexit, avant un sommet du G7 à Biarritz en fin de semaine.

Avec AFP et Reuters

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