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"Attaque d’envergure" contre l’armée au Burkina Faso

Un soldat burkinabè prend part à un exercice près de Ouagadougou le 13 avril 2018.
Un soldat burkinabè prend part à un exercice près de Ouagadougou le 13 avril 2018. Issouf Sanogo, AFP

L’état-major général des armées burkinabè a annoncé lundi qu’une attaque terroriste "d’envergure" avait fait plus d’une dizaine de morts parmi les militaires le matin dans la province du Soum, dans le nord du Burkina Faso.

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"Au petit matin, le détachement militaire de Koutougou, province du Soum, a été la cible d'une attaque d'envergure perpétrée par des groupes armés terroristes", a rapporté lundi 19 août l'état-major général des armées burkinabè. La province de Soum se trouve dans le nord du Burkina Faso, dans la région du Sahel.

"Dans les rangs des forces nationales, un bilan provisoire fait état de plus d'une dizaine de militaires tombés et plusieurs blessés", précise le communiqué. Selon plusieurs sources sécuritaires citées par l’AFP, d'autres soldats sont "portés disparus" et le bilan pourrait dépasser la vingtaine de morts. Cette attaque pourrait alors être la plus meurtrière dans la région.

Kalidou Sy, le correspondant de France 24 au Burkina Faso, évoque lui le chiffre de 24 morts. "Selon plusieurs sources, les assaillants auraient agi aux alentours de 5 h du matin. Ils seraient une centaine et circulaient à moto. Les assaillants ont également brûlé des dortoirs ainsi que des motos de service." "À la suite de cette attaque, une vaste opération aérienne et terrienne de ratissage a été effectuée dans la zone, ce qui a permis de neutraliser de nombreux terroristes", affirme encore Kalidou Sy.

État d'urgence

Jusque-là, la plus grave attaque jihadiste jamais perpétrée contre l'armée burkinabè avait fait 12 morts à Nassoumbou, également dans la province du Soum, en décembre 2016. Le nord du Burkina Faso a été le théâtre de plusieurs attaques meurtrières ces derniers mois, mais qui ont plutôt visé des civils.

Pays sahélien pauvre d'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso s'enfonce depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à une douzaine de groupes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres à l'organisation État islamique.

Les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est du pays, ont fait plus de 500 morts. Mi-juillet, les autorités ont prorogé de six mois l'état d'urgence, en vigueur depuis décembre 2018 dans plusieurs provinces du pays.

Avec AFP

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