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Washington souhaite un nouvel arraisonnement du pétrolier iranien

Un drapeau iranien flotte à bord du pétrolier Adrian Darya, anciennement connu sous le nom de Grace 1, au large de Gibraltar, le 18 août 2019.
Un drapeau iranien flotte à bord du pétrolier Adrian Darya, anciennement connu sous le nom de Grace 1, au large de Gibraltar, le 18 août 2019. Johnny Bugeja, AFP

Alors que le pétrolier iranien accusé par les États-Unis de transporter du pétrole à destination de la Syrie se dirigeait mardi matin vers l'Est après avoir quitté Gibraltar, Washington a une nouvelle fois demandé son arraisonnement.

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Après avoir quitté Gibraltar dimanche, malgré les protestations de Washington, le pétrolier iranien Adrian Darya 1 (anciennement Grace 1), fait route vers l’Est. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dit "regretter", lundi 19 août, que le navire ait été autorisé par Gibraltar à repartir, malgré la demande de saisie des États-Unis. Le secrétaire d'État américain a dit espérer que le pétrolier soit de nouveau arraisonné afin de ne pas alimenter la "campagne de terreur" que Washington accuse Téhéran de mener.

D'après le site de suivi du trafic maritime Marine Traffic, le pétrolier naviguait mardi matin en Méditerrannée direction de l'est et se trouvait à une centaine de kilomètres au nord-ouest d'Oran (Algérie). Selon le site, le navire doit rejoindre le port grec de Kalamata, mais aucune confirmation officielle n'a pu être obtenue. Cité par l'agence officielle Irna, un responsable portuaire iranien, Jalil Eslami, a affirmé que le tanker se trouvait désormais dans les eaux internationales. Mais il persiste un flou total sur sa destination finale et sur le sort de sa cargaison.

Selon un responsable du département d’État américain cité par Reuters, Washington a fait part de sa "position forte" au gouvernement grec. Ce responsable a affirmé que le pétrolier iranien fournissait une assistance au corps des gardiens de la Révolution islamique, classé sur la liste noire américaine des organisations terroristes, en transportant du pétrole en Syrie. Tout effort visant à venir en aide au pétrolier pourrait être considéré comme un soutien matériel à une organisation étrangère considérée comme terroriste par les États-Unis, ce qui pourrait entraîner des conséquences pénales et sur l'immigration, a-t-il ajouté.

Mise en garde de l'Iran

L'Iran a pour sa part affirmé lundi avoir mis en garde les États-Unis contre une saisie de son pétrolier, soulignant qu'une "telle erreur" pourrait avoir "de graves conséquences".

Le bateau avait été arraisonné à Gibraltar le 4 juillet en application des sanctions européennes contre la Syrie. Il a été autorisé jeudi à repartir après que Téhéran a assuré que la cargaison de 2,1 millions de barils ne serait pas livrée à la Syrie.

L'arraisonnement du Grace 1 avait provoqué une grave crise diplomatique entre Londres et Téhéran, qui démentait que le navire fasse route vers la Syrie. Lundi, Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire iranienne, a déclaré sur la TV d'État que Téhéran devrait réclamer des dommages et intérêts à Londres.

Avec AFP et Reuters

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