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Boris Johnson à Angela Merkel : pas d'accord de Brexit sans suppression du "filet de sécurité"

Angela Merkel et Boris Johnson quittant leur conférence de presse commune, le 21 août 2019, à Berlin.
Angela Merkel et Boris Johnson quittant leur conférence de presse commune, le 21 août 2019, à Berlin. John MacDougall, AFP

En visite à Berlin, le premier ministre britannique Boris Johnson a redit mercredi à la chancelière allemande Angela Merkel qu'il n'y aurait pas d'accord pour une sortie ordonnée de Londres de l'UE sans suppression du "filet de sécurité".

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Angela Merkel et Boris Johnson n’ont pas levé leurs points de désaccords concernant le Brexit. La Grande-Bretagne "ne peut accepter" en l'état l'accord actuel de divorce avec l'Union européenne, a prévenu mercredi 21 août à Berlin son Premier ministre, qui réclame la suppression du mécanisme controversé de "filet de sécurité" ("backstop", en anglais).

Cet accord et son mécanisme prévu pour empêcher la création d'une frontière entre Irlande du Nord et République d'Irlande rend le Royaume-Uni "prisonnier" du cadre juridique de l'UE et doit être "supprimé", a déclaré Boris Johnson lors d'une conférence de presse.

"Il faut supprimer le backstop"

"Il y a largement de quoi faire un accord", a ajouté le Britannique eurosceptique à la chancellerie à Berlin. "Je veux juste être absolument clair avec tous nos amis allemands et avec le gouvernement allemand que nous, au Royaume-Uni, voulons un accord."

"(Mais) nous avons vraiment besoin de supprimer ce backstop", a déclaré Boris Johnson qui se tenait aux côtés de son homologue allemande Angela Merkel. Et de poursuivre, "si nous pouvons le faire, je suis absolument certain que nous pourrons avancer ensemble".

Un accord possible "dans les 30 jours"

De son côté, Angela Merkel a fait un geste en direction de Boris Johnson en jugeant possible de trouver un accord négocié "dans les 30 prochains jours". "Je souhaite un accord négocié", a déclaré la chancelière allemande.

"On peut peut-être arriver à la trouver (cette solution sur la relation future, NDLR) dans les 30 prochains jours, pourquoi pas ?", et non d'ici deux ans, a dit la chancelière. Et dans ce cas, le filet de sécurité serait inutile, a-t-elle ajouté.

"Nous aurions alors fait un grand pas en avant", a-t-elle ajouté, en appelant à "faire des efforts" pour y parvenir.

Des "clarifications" attendues à l'Élysée

"J'attends des clarifications du gouvernement britannique et de Boris Johnson", a déclaré pour sa part Emmanuel Macron lors d'un échange avec l'Association de la presse présidentielle, à Paris. "Même si on allait vers un 'no deal', il y a des fondamentaux qui avaient été négociés sur la liberté de circulation des personnes (....) qui ne permettent pas de mettre en œuvre ce qui a été dit par Boris Johnson."

Le premier ministre britannique est attendu jeudi à l'Élysée.

Avec AFP

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