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Le gouvernement d'Édouard Philippe fait sa rentrée, plusieurs dossiers sensibles sur la table

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre français Edouard Philippe, au palais présidentiel de l'Elysée à Paris, le 10 décembre 2018.
Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre français Edouard Philippe, au palais présidentiel de l'Elysée à Paris, le 10 décembre 2018. Yoan Valat, AFP

Réuni en conseil des ministres, le gouvernement français lance, mercredi, sa rentrée politique, avec plusieurs chantiers possiblement explosifs comme la réforme des retraites ou la loi bioéthique.

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Le conseil des ministres lance, mercredi 21 août, sa rentrée politique, en affûtant de nouvelles réformes, alors que se profile déjà la bataille des municipales de 2020. Échaudés par les mois de contestation des Gilets jaunes, Emmanuel Macron et son gouvernement vont tenter de mieux faire accepter une série de réformes délicates.

En tête, l'ouverture de la PMA pour toutes et l'unification des régimes de retraites, avec un âge "pivot" de départ à taux plein repoussé à 64 ans. Avec une embellie de sa popularité, remontée au dessus des 30 %, le couple exécutif semble en meilleure position pour poursuivre son programme. Surtout, il peut se targuer de tenir ses promesses après la baisse du chômage au 2e trimestre à 8,5 %, son plus bas niveau depuis dix ans.

Le Ceta dans le viseur

Désormais plus prudent, Emmanuel Macron veut éviter les réparties polémiques qui braquent l'opinion. Il s'est d'ailleurs fait extrêmement discret pendant ses trois semaines de retraite estivale au Fort de Brégançon. Plusieurs signaux d'alarme restent néanmoins allumés, sur de nouveaux fronts comme l'écologie ou la souveraineté, qui étaient déjà au centre de la campagne des européennes.

Au carrefour de ces deux inquiétudes, l'accord de libre-échange avec le Canada (Ceta), ratifié par les députés LREM en juillet, a non seulement réuni contre lui les oppositions mais aussi divisé la majorité : les voix d'une soixantaine de députés LREM manquaient à l'appel. Au nom du Ceta, beaucoup de députés marcheurs ont aussi vu leur permanence dégradée cet été par des agriculteurs, des Gilets jaunes ou des écologistes.

Autre dossier attendu, celui de l'écologie. La défense de l'environnement s'est traduite dans les urnes, offrant aux Verts un score surprise de plus de 13 % aux européennes. EELV se sent désormais "légitime et crédible pour gouverner" et espère transformer l'essai aux municipales.

Réforme des retraites, loi bioéthique...

Le gouvernement doit aussi se préparer à une rentrée sociale agitée. Déjà fustigée par le Rassemblement national, la loi sur la bioéthique pourrait réveiller le camp conservateur. Une vingtaine d'associations ont annoncé une manifestation de protestation, le 6 octobre, à Paris.

>> À lire aussi : ce que contient le projet de loi

La réforme des retraites, présentée au début de l'été, a été unanimement rejetée par les syndicats. Le gouvernement veut se donner du temps en ouvrant une nouvelle phase de concertation mais FO et la CGT se mobiliseront les 21 et 24 septembre. Enfin, la réforme de la fonction publique, promulguée début août, que les syndicats perçoivent comme un "mauvais coup", doit être précisée le 5 septembre.

Enfin, d'autres conflits couvent chez les urgentistes et les enseignants, après la réforme du lycée et du bac. Cette rentrée gouvernementale s'intercale avant un événement diplomatique majeur du quinquennat : l'organisation du G7 de Biarritz, précédé d'une batterie de rendez-vous.

Avec AFP

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