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Selon Bolsonaro, le Brésil n'a pas les moyens de combattre les feux en Amazonie

Des images obtenues le 21 août 2019, de l’Observatoire de la Terre de la Nasa, montre plusieurs incendies dans les États de l'Amazonie brésilienne.
Des images obtenues le 21 août 2019, de l’Observatoire de la Terre de la Nasa, montre plusieurs incendies dans les États de l'Amazonie brésilienne. Nasa, AFP

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a déclaré, jeudi, que son gouvernement n'avait pas les moyens de lutter contre les incendies dans la forêt amazonienne. Il soupçonne par ailleurs les ONG d'être à l'origine de ces feux pour le discréditer.

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Alors que la forêt amazonienne est lentement consumée par des incendies, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a laissé entendre jeudi 22 août, lors d'un discours retransmis sur Facebook, que son gouvernement n'avait pas les moyens de les éteindre. Le gouvernement a ouvert une enquête sur ces feux, a indiqué le chef de l'État.

Il est également revenu sur ses accusations à l'encontre des Organisations non gouvernementales (ONG) qu'il a accusées la veille d'avoir déclenché des feux de forêt en Amazonie dans le but, a-t-il dit, de nuire à son gouvernement. Ce n'était pas une affirmation, a-t-il dit, en précisant qu'il avait voulu faire part de ses "soupçons".

"Tout indique" que les ONG se rendent en Amazonie pour "mettre le feu" à la forêt, avait déclaré, la veille, le dirigeant d'extrême droite dans une vidéo diffusée en direct via Facebook.

Bolsonaro, qui n'a pas présenté de preuve pour soutenir son propos, a estimé que l'importante baisse des subventions accordées par son gouvernement aux ONG pouvait être un motif de mécontentement et avoir poussé les ONG à agir de la sorte. "On a retiré l'argent aux ONG. Elles recevaient 40 % des subventions venant de l'étranger. Elles ne les ont plus. On a aussi mis fin aux subventions publiques" aux ONG, a-t-il expliqué. 

De son côté, Emmanuel Macron a estimé jeudi soir que les incendies en cours en Amazonie constituaient une "crise internationale".

Une hausse de 83 % des incendies

L'Agence spatiale brésilienne (Inpe) dit avoir répertorié 72 843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l'année, soit une hausse de 83 % par rapport à la même période l'an dernier et un record depuis qu'elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67 % sur un an au cours des sept premiers mois de l'année, a par ailleurs indiqué l'Inpe, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l'avenir de la forêt amazonienne. Le principal piège à carbone au monde se trouve à 60 % sur le territoire du Brésil.

Aux yeux d'experts environnementaux, les déclarations de Bolsonaro sont un "écran de fumée" destiné à masquer les mesures engagées par son gouvernement favorisant les investissements agricoles et miniers au détriment des réglementations environnementales.

>> À lire aussi : l’Amazonie, "poumon de la Terre", suffoque sous l’ère Bolsonaro

"La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale" de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil. Un chercheur de l'université de Sao Paulo, spécialiste des questions climatiques, a souligné que les agriculteurs avaient recours au feu pour défricher leurs terres. Il a également attribué la multiplication des incendies au pic de déforestation illicite constaté cette année.

Avec AFP et Reuters

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