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Brexit : à Paris, Boris Johnson et Emmanuel Macron veulent croire à un accord

Le président Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre britannique Boris Johnson, jeudi 22 août, à Paris.
Le président Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre britannique Boris Johnson, jeudi 22 août, à Paris. AFP

Le président Emmanuel Macron a déclaré, jeudi, au Premier ministre britannique, Boris Johnson, qu'un nouvel accord sur le Brexit ne pourrait pas être négocié en un mois, mais qu'une solution "dans le cadre de ce qui a été négocié" était possible.

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Reçu à l'Élysée jeudi 22 août par Emmanuel Macron, le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, a déclaré qu'il pensait encore possible de trouver un accord sur le Brexit d'ici le 31 octobre. Les deux dirigeants ont affiché un ton plus conciliant en affirmant leur volonté de trouver un accord pour une sortie ordonnée du Royaume-uni de l'Union européenne, et jugeant possible de s'entendre sur la frontière irlandaise.

"Je veux un accord", a déclaré le Premier ministre britannique à son arrivée dans la cour de l'Élysée pour la deuxième étape de sa première tournée à l'étranger depuis son arrivée au pouvoir fin juillet. "Je pense que nous pouvons avoir un accord et un bon accord" en vue d'un Brexit le 31 octobre, a-t-il insisté.

À ses côtés, Emmanuel Macron s'est montré plus prudent mais s'est déclaré "confiant" qu'une solution puisse être trouvée "dans les 30 prochains jours" entre Londres et l'UE. Le président français s'est ainsi placé sur la même ligne que la chancelière allemande Angela Merkel qui, en recevant Boris Johnson mercredi, avait jugé possible de trouver d'ici un mois un accord pour éviter un "Brexit dur", redouté par le monde des affaires des deux côtés de la Manche.

Le "backstop" principal point d'achoppement 

Les moyens de parvenir à un tel scénario devaient occuper l'essentiel du déjeuner entre Emmanuel Macron et Boris Johnson, qui se retrouveront samedi pour le sommet du G7 à Biarritz (Pyrénées Atlantiques). 

Le principal défi est de trouver une solution au principal point d'achoppement : le mécanisme dit de "filet de sécurité", ou "backstop", prévu dans l'accord conclu entre Londres et l'UE en novembre 2018 mais rejeté ensuite à plusieurs reprises par le Parlement britannique.

Cette disposition controversée, sorte de "police d'assurance" pour l'UE, vise à éviter qu'émerge à nouveau après le Brexit une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande du Sud, au risque de réveiller le conflit sur l'île.

>> À lire aussi : l'UE rejette l'alternative au "backstop" proposée par Boris Johnson

Sur cette question, "un travail doit pouvoir se faire" a déclaré Emmanuel Macron, en insistant sur le fait que les discussions doivent se tenir "dans le cadre de ce qui a été négocié" au cours des deux dernières années. Mais il a dans le même temps été très clair : le "backstop" est un "élément-clé" qui apporte des "garanties indispensables à la préservation de la stabilité en Irlande à l'intégrité du marché unique", deux lignes jaunes infranchissables pour lui.

Le marathon diplomatique du chef du gouvernement britannique se terminera à Biarritz, en France, par la première participation du dirigeant conservateur à un sommet du G7, marquée en particulier par un entretien avec le président américain, Donald Trump, fervent partisan d'un Brexit sans concession.

Avec AFP

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