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Cinq morts en Algérie lors d'une bousculade avant un concert

L'entrée du Stade du 20-Août, le 23 août 2019, au lendemain du concert de Soolking à Alger.
L'entrée du Stade du 20-Août, le 23 août 2019, au lendemain du concert de Soolking à Alger. Ramzi Boudina, Reuters

Une bousculade à l'entrée du concert à Alger du rappeur Soolking, devenu l'un des symboles du mouvement de protestation en Algérie, a entraîné jeudi soir la mort de cinq personnes.

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Cinq jeunes, de 13 à 22 ans, ont péri, jeudi 22 août dans la soirée, à Alger dans une bousculade à l'entrée d'un concert du rappeur star algérien Soolking, dont une chanson est dédiée au mouvement de contestation algérien, ont indiqué à l'AFP les services de secours.

La bousculade, survenue à l'une des entrées du Stade du 20-Août où se déroulait le concert, a fait "cinq victimes : deux jeunes filles de 19 et 22 ans et trois garçons de 13 ans, 21 ans et 16 ans. Le dernier n'a pas encore été identifié", a déclaré à l'AFP le capitaine Nassim Bernaoui, de la cellule communication de la Protection civile.

"Nous avons transporté 13 victimes dans un état critique vers l'hôpital Mustapha" Pacha, le principal d'Alger, parmi lesquelles "cinq sont mortes" au centre hospitalier, a-t-il ajouté, sans pouvoir se prononcer sur l'état des huit autres.

Parmi les personnes plus légèrement blessées, "nous avons traité 86 personnes sur place dans un poste médical avancé", dont "32 ont été évacuées à l'hôpital", a-t-il poursuivi.

L'agence de presse officielle APS, citant le directeur de l'hôpital Mustapha, Abdeslam Bennana, fait de son côté état de trois jeunes femmes et deux jeunes hommes décédés, âgées de 20 à 25 ans.

Selon l'agence officielle se basant sur les "premiers témoignages concordants", la bousculade s'est produite vers 20 h 00 (19 h 00 GMT) "devant une des entrées secondaires du Stade du 20-Août où la foule se pressait pour assister au concert de Soolking".

"La Liberté", chanson symbole du mouvement de contestation

Le concert, organisé par l'Office national des Droits d'auteurs (Onda), un organisme public, a commencé 30 minutes plus tard et s'est déroulé normalement pendant plus de quatre heures, selon APS qui affirme que l'événement a "drainé plus de 30 000 spectateurs".

Selon la radio nationale, qui cite le même bilan, "des fans pointent du doigt une défaillance dans l'organisation". Alors que plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées devant le stade en milieu d'après-midi, "il n'y avait que quatre petits accès, ne permettant de faire entrer qu'une personne à la fois", a expliqué à l'AFP le journaliste indépendant Akram Kharief. Animateur du site MenaDéfense, il a compilé de nombreux témoignages, notamment au sein des services de sécurité.

"Ça a créé une bousculade", à mesure que l'heure du début du concert approchait, "des gens sont tombés", a-t-il ajouté, précisant que les accès à ce stade construit dans les années 1930 étaient contrôlés par les organisateurs.

>> À lire : Après six mois de contestation en Algérie, la "révolution" dans l’impasse

C'était le premier concert en Algérie, et l'unique prévu, du rappeur Soolking depuis l'explosion de sa carrière internationale en 2018. De son vrai nom Abderraouf Derradji, le chanteur âgé de 29 ans est installé en France depuis 2014.

En mars 2019, Soolking a dédié une chanson, "La Liberté", adaptée d'un chant de supporteurs de football, au "Hirak", le mouvement inédit de contestation du régime qui avait éclaté moins d'un mois plus tôt.

Sa chanson a été souvent entonnée dans les manifestations massives qui se déroulent chaque vendredi en Algérie depuis le 22 février et qui ont poussé à la démission le président Abdelaziz Bouteflika après 20 ans au pouvoir.

Avec AFP

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