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Nucléaire iranien : le chef de la diplomatie iranienne juge bonnes les propositions de Macron

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, lors d'un entretien avec l'Agence France-Presse (AFP) à la résidence de l'ambassadeur d'Iran à Paris, le 23 août 2019.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, lors d'un entretien avec l'Agence France-Presse (AFP) à la résidence de l'ambassadeur d'Iran à Paris, le 23 août 2019. Geoffroy Van Der Hasselt, AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a été reçu par Emmanuel Macron vendredi pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien, à la veille du sommet du G7.

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Emmanuel Macron a reçu, vendredi 23 août, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avant des discussions avec Donald Trump lors du G7, qui débute ce weekend.

Pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien, fragilisé par le retrait américain, le président français a expliqué mercredi vouloir "proposer des choses".

Ces propositions vont "dans la bonne direction", a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, "mais il est clair qu'il reste du chemin", a-t-il ajouté à l'issu de cette rencontre.

"On doit avoir une discussion au sommet sur comment on gère le dossier iranien, on a des vrais désaccords au sein du G7", a souligné Emmanuel Macron, en référence à la politique de pression maximale exercée par le président américain sur Téhéran.

Le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson, réputé plus proche de Donald Trump que ses homologues sur nombre de sujets, a confirmé que Londres ne changerait pas de position et continuerait de "soutenir fortement" l'accord, selon une source diplomatique à Biarritz.

Le président français, qui mène les efforts européens pour préserver l'accord, a multiplié les échanges avec Hassan Rohani et Donald Trump et dépêché, en juillet, son conseiller diplomatique, Emmanuel Bonne, à Téhéran.

Des efforts qui ne plaisent pas au président américain. "Je sais qu'Emmanuel veut bien faire, comme tous les autres, mais personne ne parle pour les États-Unis à part les États-Unis eux-mêmes", a tweeté le locataire de la Maison Blanche le 8 août.

Convaincre Washington

Conclu en 2015 entre l'Iran et le groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne), l'accord avait permis la levée d'une partie des sanctions en échange de l'engagement iranien de ne pas se doter de l'arme nucléaire.

Mais Donald Trump en est sorti avec fracas en mai 2018 et a depuis rétabli de lourdes sanctions qui étranglent l'économie iranienne.

En réponse au retrait américain et à l'incapacité des Européens à l'aider à contourner les sanctions, Téhéran a arrêté en juillet de respecter certains de ses engagements pris aux termes de l'accord.

Les Européens tentent de convaincre Washington de desserrer l'étau des sanctions sur le pétrole iranien afin de pousser Téhéran à revenir au respect de l'accord.

S'ils ne parviennent toujours pas à l'aider, l'Iran menace de s'affranchir d'autres obligations et contourner les sanctions, notamment pour vendre son pétrole.

Avec AFP

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