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Après un accord européen, la France accueillera 150 migrants de l’Ocean Viking

Des migrants à bord du navire humanitaire Ocean Viking, le 23 août 2019.
Des migrants à bord du navire humanitaire Ocean Viking, le 23 août 2019. Anne Chaon, AFP

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé, vendredi, que la France accueillera 150 des 356 migrants à bord de l’Ocean Viking. Ils seront répartis entre la France, l'Allemagne, l'Irlande, le Luxembourg, le Portugal et la Roumanie.

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"La France maintient sa solidarité : 150 [personnes] seront accueillies dans les prochains jours sur notre territoire", a déclaré sur Twitter le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, vendredi 23 août.

Ce sont 356 migrants se trouvant à bord du bateau humanitaire Ocean Viking qui seront accueillis par la France, l'Allemagne, l'Irlande, le Luxembourg, le Portugal et la Roumanie, après l’officialisation d’un accord européen pour répartir ces personnes qui vont débarquer à Malte.

"Aucun d'entre eux ne restera à Malte", a tenu à préciser le Premier ministre maltais Joseph Muscat, qui avait auparavant refusé d'autoriser l'Ocean Viking à accoster à La Valette, capitale de l'île.

Se doter d’un mécanisme prévisible

Un peu plus tôt, vendredi, Médecins sans Frontières (MSF), qui affrète le navire aux côtés de SOS-Méditerranée, a confirmé l'information. "Après quatorze jours de souffrances inutiles, la totalité des 356 personnes à bord de l'Ocean Viking débarqueront finalement à Malte", a déclaré l'ONG, estimant dans le même temps que les Européens devaient désormais se doter d'un mécanisme prévisible et non plus s'en remettre à des négociations au cas par cas.

Cet accord survient moins de trois jours après le dénouement d'une autre crise similaire qui s'est jouée au large de Lampedusa. Le navire espagnol Open Arms, bloqué au large de l’île italienne depuis 19 jours avec plus de cent migrants à son bord, a finalement été autorisé à accoster mardi soir.

Il aura toutefois fallu l'intervention du procureur d'Agrigente, en Sicile, pour forcer un débarquement auquel s'opposait le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, en dépit d'un accord européen du même type.

Plus de "solidarité"

L'Ocean Viking attendait, lui, depuis deux semaines l'autorisation d'accoster dans un "port sûr". L'équipage avait souligné ces derniers jours que les vivres commençaient à manquer et que l'eau était rationnée à bord.

Mercredi, la Commission européenne avait invité les États membres à faire preuve de plus de "solidarité".

Avec AFP

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