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En Italie, les partis ont jusqu'au 27 août pour former une coalition

Le président italien Sergio Mattarella, le 22 août 2019, à Rome
Le président italien Sergio Mattarella, le 22 août 2019, à Rome Vincenzo Pinto, AFP

Le président Sergio Mattarella a décidé, jeudi, de donner jusqu'à mardi aux formations politiques pour s'entendre sur une nouvelle majorité, deux jours après la chute de la coalition formée par la Ligue et le Mouvement 5 Étoiles.

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Le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a accordé, jeudi 22 août, quelques jours de délai aux partis politiques, le temps de leur permettre de mener les concertations nécessaires à l'éventuelle formation d'une nouvelle coalition gouvernementale.

S'exprimant au terme de deux journées de consultations menées au palais du Quirinal, Sergio Mattarella a rappelé que la crise politique que traverse l'Italie nécessitait une résolution rapide.

Malgré cette urgence, il a donné aux dirigeants politiques jusqu'à mardi 27 août pour trouver les moyens de s'entendre et éviter des élections anticipées, une option qui ne devait pas être prise à la légère, a-t-il rappelé.

>> À voir : Crise gouvernementale en Italie : deux échéances importantes approchent

"Je tiendrai mardi de nouvelles consultations pour prendre les décisions nécessaires", a dit le chef de l'État rappelant que l'issue ne pouvait être qu'un gouvernement ayant un programme qui dispose "de la confiance du Parlement".

Sergio Mattarella a expliqué avoir pris cette décision à la demande de certains chefs de formations politiques qui lui ont affirmé qu'ils travaillaient à la recherche d'un compromis afin d'éviter un retour devant les électeurs.

Salvini prêt à un nouvel accord avec le M5S

Le scénario d'élections législatives anticipées a les faveurs du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini et de son parti d'extrême droite, la Ligue, qui comptent sur leur actuelle cote de popularité pour tenter d'obtenir la majorité et gouverner seuls le pays.

Face à la résistance des autres partis politiques, Matteo Salvini a fait savoir jeudi qu'il était prêt à se réconcilier avec son ex-partenaire de coalition, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) si ce dernier adoptait une attitude plus constructive vis-à-vis de la Ligue.

Cette main tendue n'a pas été immédiatement saisie par le M5S, grand vainqueur des élections générales de 2018. La formation antisystème, qui a vu son audience reculer de manière considérable dans l'opinion publique depuis un peu plus d'un an, est en discussions avec son vieil ennemi, le Parti démocrate (PD, centre-gauche), pour former une nouvelle coalition de gouvernement.

"Ces dernières heures, tous les contacts nécessaires ont été noués pour trouver une majorité (parlementaire) solide", a déclaré Luigi di Maio à la presse après sa rencontre avec le président Mattarella.

Le Parti démocrate pose ses conditions

Nicola Zingaretti, chef de file du Parti démocrate, principale formation de l'opposition parlementaire, a réaffirmé jeudi qu'il soutiendrait les efforts destinés à former un gouvernement.

Il a réitéré les cinq conditions fixées à une éventuelle alliance avec le Mouvement 5 Étoiles : fidélité à l'Union européenne, respect de la démocratie représentative, priorité à l'environnement dans le développement économique, nouvelle politique pour les migrants et nouvelle politique économique.

"Nous ne voulons pas d'un gouvernement à tout prix, mais d'un gouvernement de rupture avec une large majorité", a-t-il souligné sur Twitter. À défaut, ajoute-t-il, l'Italie devra retourner aux urnes.

La crise politique a été déclenchée le 8 août dernier par Matteo Salvini qui a jugé que la coalition formée en juin 2018 avec le M5S n'avait plus lieu d'être et que les Italiens devaient retourner aux urnes.

Depuis la formation de ce tandem inédit, le rapport de forces interne s'est totalement renversé, et Salvini, dont la Ligue est mesurée autour de 34-39 % dans les intentions de vote, espère pouvoir, à la faveur d'un retour aux urnes, gouverner seul ou avec l'apport de ses anciens alliés de Forza Italia et Fratelli d'Italia.

Avec Reuters

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