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Le vaisseau Soyouz et le robot Fedor échouent à s'arrimer à l'ISS

Le robot au corps anthropomorphe argenté mesure 1,80 mètre de haut et pèse 160 kilos.
Le robot au corps anthropomorphe argenté mesure 1,80 mètre de haut et pèse 160 kilos. Roscosmos Space Agency / AFP

Le secteur spatial russe a essuyé un nouvel échec, samedi, lorsque le vaisseau spatial Soyouz, qui transporte le robot Fedor, n'a pu s'arrimer à la Station spatiale internationale. Une nouvelle tentative pourrait avoir lieu lundi.

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Le vaisseau spatial Soyouz avec à son bord le robot humanoïde Fedor, le premier à être envoyé par la Russie dans l'espace, n'est pas parvenu à s'arrimer, samedi 24 août, à l'ISS. Un nouveau revers pour le secteur spatial russe.

À 5 h 36 GMT, "les cosmonautes russes ont ordonné d'abandonner l'arrimage en régime automatique", au départ prévu pour 5 h 30 GMT, après que le Soyouz "n'a pas pu entrer dans le module d'arrimage Poïsk" de la Station spatiale internationale, a déclaré la NASA dans un communiqué.

Le vaisseau russe s'est ensuite éloigné à une "distance de sécurité" de l'ISS, dans l'attente des directives du Centre russe de contrôle des vols spatiaux (Tsoup) quant à ses futures actions, selon la même source. "La prochaine tentative d'arrimage pourrait avoir lieu au plus tôt lundi matin, selon les contrôleurs russes", a affirmé la Nasa.

La retransmission en direct des opérations sur le site Internet de l'Agence spatiale russe (Roskosmos) a été interrompue au moment où le Soyouz se trouvait à une centaine de mètres de l'ISS.

Fedor devait rester dix jours sur l’ISS

Celui-ci n'a pas pu s'y arrimer à l'heure prévue en raison de "défaillances" dans le système d'arrimage de l'ISS, a expliqué une source au sein de l'industrie spatiale russe citée par l'agence de presse publique russe RIA Novosti.

Le vaisseau transportant le robot avait décollé, jeudi, du cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan. Censé arriver à l'ISS samedi matin, Fedor, dont le numéro d'identification est Skybot F850, devait y rester dix jours pour revenir sur Terre le 7 septembre.

>> À lire : Fedor, premier robot humanoïde, quitte le Kazakhstan pour l'espace

Il s'agit d'une nouvelle déconvenue pour le secteur spatial russe qui a enchaîné ces dernières années humiliants accidents et scandales de corruption. Ainsi, en octobre dernier, un accident est survenu sur un Soyouz quelques minutes après son décollage, contraignant les spationautes à son bord – l'Américain Nick Hague et son collègue russe Alexeï Ovtchinine – à un atterrissage d'urgence. Ce fut le premier échec dans l'histoire des vols habités de l'ISS.

La Russie, qui reste le seul pays en mesure de transporter des humains vers l'ISS, cherche depuis plusieurs années à redresser son industrie spatiale, source d'une immense fierté à l'époque soviétique, mais qui s'est retrouvée ruinée après la chute de l'URSS.

Avec AFP

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