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Escalade de violence à Hong Kong où un policier tire avec une arme à feu

Un policier s'approche d'une manifestante à Tsuen Wan, à Hong Kong, le 25 août 2019.
Un policier s'approche d'une manifestante à Tsuen Wan, à Hong Kong, le 25 août 2019. Kai Pfaffenbach, Reuters

Après plus de deux mois de contestation pro-démocratique, la police de Hong Kong a eu recours, dimanche, pour la première fois à des canons à eau et au tir d'un coup de semonce à l'arme feu, sans faire de victime.

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Un policier de Hong Kong a tiré au moins une fois avec son arme à feu dimanche 25 août et la police a utilisé des canons à eau contre des manifestants radicaux.

"Un collègue vient juste de tirer avec son arme à feu. Ce que je comprends est que c'est un policier en uniforme qui a effectué ce tir", a déclaré un officier de la police de Hong Kong, Leung Kwok Win, aux journalistes alors que de violents heurts avaient éclaté entre des manifestants pro-démocratie et la police à Tsuen Wan, à environ 10 kilomètres du centre-ville.

Il n'était pas possible de savoir quelle était la cible du tir, mais c'est la première fois qu'un tir d'arme à feu était effectué depuis le début des manifestations à Hong Kong il y a trois mois. Le territoire semi-autonome, un des grands centres financiers mondiaux, connaît depuis juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997.

En parallèle, des milliers de Hongkongais ont encore défilé dimanche dans le calme, sous une pluie battante, vers le quartier de Tsuen Wan. Mais des protestataires radicaux ont ensuite érigé une barricade et lancé pavés et cocktails Molotov en direction des policiers.

Après avoir tiré des gaz lacrymogènes qui n'ont pas eu l'effet escompté, la police antiémeute a utilisé des canons à eau contre les manifestants.

Un signe d'escalade, les forces de l'ordre ayant jusqu'à présent toujours affirmé ne vouloir utiliser cette technique de dispersion qu'en cas de "perturbation à grande échelle de l'ordre public".

Un second rassemblement de plusieurs centaines de personnes, auquel se sont mêlés des proches de policiers, a également été organisé en un autre lieu de la ville dimanche après-midi.

La police accusée de violences

Depuis le début du mouvement, la réaction du gouvernement central a été contrastée. S'il n'a légalement pas le droit d'intervenir directement à Hong Kong, Pékin a eu recours à tout un éventail de méthodes, allant de l'intimidation à la propagande en passant par la pression économique, pour tenter de contenir la contestation.

La police du territoire, régulièrement fustigée par les manifestants, est la cible depuis des semaines de l'ire des contestataires qui l'accusent de violences.

Les forces de l'ordre avaient chargé samedi des manifestants prodémocratie radicaux qui avaient érigé une barricade dans l'est de Hong Kong. Des échauffourées qui marquaient la fin d'une accalmie relative des violences durant 10 jours.

La police avait tiré des gaz lacrymogènes et frappé des protestataires qui avaient jeté des pierres et des bouteilles.

Dix personnes ont été hospitalisées à la suite de ces affrontements, dont deux dans un état grave, a indiqué le personnel médical, sans préciser s'il s'agit de policiers ou de manifestants.

Avec AFP

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