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Les frappes israéliennes au Liban sont une "déclaration de guerre" pour Beyrouth

Un véhicule de l'armée israélienne patrouille le 26 août 2019 à la frontière israélo-libanaise, près du village de Ghajar, dans les hauteurs du Golan occupées par Israël.
Un véhicule de l'armée israélienne patrouille le 26 août 2019 à la frontière israélo-libanaise, près du village de Ghajar, dans les hauteurs du Golan occupées par Israël. Jalaa Marey, AFP

Lundi dans la nuit, l'aviation israélienne a frappé un poste militaire appartenant à un groupe palestinien au Liban, près de la frontière syrienne. Le président libanais Michel Aoun a qualifié l'attaque de "déclaration de guerre".

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Israël a frappé dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 août la position d'un mouvement palestinien prosyrien et pro-Hezbollah dans l'est du Liban, ont rapporté ce groupe et des médias d'État libanais. Pour le président libanais Michel Aoun, ces frappes seraient l'équivalant d'"une déclaration de guerre".

"Ce qui s'est passé ressemble à une 'déclaration de guerre' qui nous permet de faire usage de notre droit de défendre notre souveraineté", a déclaré la présidence libanaise, citant le président Aoun.

Quelques heures auparavant, le chef de l'État libanais a également rencontré le Coordonateur spécial des Nations unies pour le Liban Jan Kubis, au sujet "des derniers développements", a également annoncé la présidence sur Twitter.

Ces raids aériens sont survenus quelques heures après que le mouvement islamiste libanais Hezbollah a menacé Israël de représailles, dans le sillage d'une attaque au drone armé contre son fief à Beyrouth, que l'État hébreu n'a pas confirmée.

Un groupe palestinien proche du régime syrien

"Trois frappes hostiles" ont visé après minuit les alentours de la ville de Qoussaya, toute proche de la frontière syrienne, "où se trouvent des positions militaires du Front populaire pour la libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG)", a indiqué l'agence de presse libanaise ANI.

"En riposte, des tirs anti-aériens ont eu lieu", a ajouté ANI, sans identifier l'origine de ces tirs.

Il s'agit de frappes israéliennes, a toutefois déclaré le porte-parole du FPLP-CG, Anwar Raja, à la télévision Al-Mayadeen basée à Beyrouth.

Le FPLP-CG est un groupe palestinien proche du régime syrien et du mouvement Hezbollah. Il a des positions dans la vallée de la Békaa, dans l'est du Liban, et à Naamé, au sud de Beyrouth.

En juillet 2015, un responsable de la sécurité avait indiqué qu'une explosion sur une base du FPLP-CG avait blessé sept personnes. Le groupe palestinien avait accusé Israël d'être derrière le raid.

"Premier acte d'agression" d'Israël au Liban depuis 2006

Dimanche, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a présenté l'attaque de drone armé contre son fief à Beyrouth comme le "premier acte d'agression" d'Israël au Liban depuis la guerre de 2006 entre Israël et le mouvement chiite, qui avait fait 1 200 morts côté libanais et 160 côté israélien.

Israël n'a pas confirmé cette attaque mais a annoncé avoir bombardé samedi soir des cibles en Syrie voisine pour empêcher, selon l'État hébrue, une attaque iranienne de drones contre son territoire.

Considéré par Israël et les États-Unis comme une "organisation terroriste", le puissant mouvement armé du Hezbollah est un acteur politique majeur au Liban. Il intervient en outre dans le conflit en Syrie en soutien au régime, aux côtés de l'Iran, un autre ennemi juré d'Israël.

Avec AFP

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