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CAN-2019 : plus de la moitié des entraîneurs ont dû quitter leur sélection

De gauche à droite : Florent Ibenge (RD Congo), Alain Giresse (Tunisie), Clarence Seedorf (Cameroun) et Hervé Renard (Maroc). Tous ont quitté la sélection pour laquelle ils officiaient durant la CAN-2019.
De gauche à droite : Florent Ibenge (RD Congo), Alain Giresse (Tunisie), Clarence Seedorf (Cameroun) et Hervé Renard (Maroc). Tous ont quitté la sélection pour laquelle ils officiaient durant la CAN-2019. Montage photos AFP

Ibenge, Renard, Seedorf, Baxter, Giresse... Sur le continent africain, les départs d'entraîneurs se succèdent. Treize des 24 techniciens ont quitté le navire depuis la fin de la CAN-2019.

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Cinq semaines après le sacre de l'Algérie à la CAN-2019, la traditionnelle valse des sélectionneurs bat son plein. Treize des 24 coachs ayant officié durant la Coupe d'Afrique ont décidé – ou ont été invités – à voguer vers d'autres horizons, parmi lesquels de grands noms du continent. France 24 vous propose une revue d'effectif.

• Alain Giresse (Tunisie)

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La valse des entraîneurs est une coutume en Tunisie. Alain Giresse était le dixième à se glisser sur le banc des Aigles de Carthage depuis 2011. Après huit petits mois en tant que coach, on lui a indiqué la sortie d'un "commun accord", précise le communiqué de la fédération émis le 23 août 2019.

Le Français part cependant la tête haute : il est parvenu à hisser son équipe en demi-finale de la CAN-2019. Un exploit qui échappait aux Aigles de Carthage depuis 2004. Cependant, la pauvreté en spectacle des matches de la Tunisie et ses choix tactiques – parfois géniaux, parfois hasardeux – ont fini par avoir raison d'Alain Giresse.

• Srdjan Vasiljevic (Angola)

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La Fédération angolaise de football et le Serbe ont également décidé de se séparer d'un "commun accord" mi-août. Nommé sélectionneur en décembre 2017 en remplacement du Brésilien Beto Bianchi, Srdjan Vasiljevic est parvenu à qualifier l'Angola à la CAN-2019. Cependant, sous sa direction, les Palancas Negras ne sont pas parvenus à sortir du groupe E composé du Mali, de la Tunisie et de la Mauritanie.

Depuis la fin de la compétition, un conflit s'était installé entre Srdjan Vasiljevic et sa fédération. Le Serbe avait refusé de coacher le match de l'Angola comptant pour la CHAN-2020 car la fédération voulait se servir de ces matches pour donner du temps de jeu à l'équipe espoirs. Le sélectionneur souhaitait, lui, renforcer son équipe avec des éléments affichant plus d'expérience.

• Sébastien Migne (Kenya)

Le Français avait pris la tête des "Harambee Stars" en mai 2018 et était parvenu à les qualifier pour leur première Coupe d'Afrique des nations en quinze ans. Cependant, ses joueurs ont été éliminés dès les phases de groupes, où se trouvaient toutefois les deux finalistes de l'épreuve, l'Algérie et le Sénégal.

"Je m'en vais fier du travail accompli et heureux d'avoir modestement participé à jeter les bases futures de cette équipe", a écrit l'entraîneur sur les réseaux sociaux peu après sa démission le 12 août, quelques jours après l'élimination précoce du Championnat d'Afrique des nations (CHAN) "Il s'agit pour moi de me fixer de nouveaux défis professionnels, quand la FKF se doit, elle, d'actionner de nouveaux leviers motivationnels pour confirmer sa progression"

• Ricardo Mannetti (Namibie)

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Son contrat arrivait à expiration et la fédération namibienne n'a pas fait d'offre pour le renouveler après les trois défaites subies par les Brave Warriors en phase de poules de la CAN-2019.

Ricardo Mannetti officiait sur le banc de la Namibie depuis cinq ans, si on excepte son départ puis son retour en 2015. Il a été remplacé par son assistant Bobby Samaria.

• Florent Ibenge (RD Congo)

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Après quatre années passées à la tête des Léopards, Florent Ibenge a fini par jeter l'éponge. Démissionnaire, le coach à la double casquette – il entraîne aussi l'AS Vita Club – a fait les frais d'une ambiance délétère au sein de la sélection, couplée à des résultats en berne.

Qualifié malgré un parcours très cahotique en poule, la RD Congo a quitté l'Égypte dès les huitièmes de finale, battue par un surprenant Madagascar. Suffisant pour faire oublier la belle médaille de bronze de 2015 et les quarts un peu moins probants de l'édition 2017. Il a finalement quitté son poste le 7 août 2019.

• Javier Aguirre (Égypte)

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Son avenir n'aura pas fait l'ombre d'un doute. Au lendemain de l'élimination historique de l'Égypte en huitièmes de finale de la CAN-2019, le sélectionneur mexicain Javier Aguirre a été évincé, tout comme l'ensemble de son staff technique.

Un coup de balai qui a également touché plusieurs membres d'une fédération qui aura essuyé, en cet été 2019, l'un des pires camouflets sportifs de son histoire.

• Hervé Renard (Maroc)

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L'emblématique Hervé Renard, double champion d'Afrique avec la Zambie (2012) puis avec la Côte d'Ivoire (2015), n'aura pas non plus résisté à l'élimination prématurée du Maroc, également balayé dès les huitièmes de finale de la Coupe d'Afrique des nations 2019.

Deux jours après le sacre de l'Algérie, il a annoncé qu'il quittait son poste, une "décision inéluctable prise bien avant la CAN-2019", expliquait alors le technicien. Il n'a pas tardé à rebondir, puisqu'il a été nommé depuis à la tête de l'Arabie saoudite.

• Clarence Seedorf (Cameroun)

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Du côté du Cameroun, c'est entre les demi-finales et la finale qu'on a décidé de faire le ménage. Légende du football aux Pays-Bas, le coach Clarence Seedorf a été limogé par la fédération, emportant dans ses bagages son adjoint Patrick Kluivert.

Tenant du titre en Égypte, les Lions indomptables avaient eux aussi quitté la compétition au stade des huitièmes, vaincus par un Nigeria pourtant jusqu'alors très loin d'être emballant. Si Seedorf n'a pas encore trouvé de nouveau défi, Kluivert, lui, s'est vu confier la tête de la Masia, le prestigieux centre de formation du FC Barcelone.

• Sébastien Desabre (Ouganda)

France 24

Autre coach français frustré au cap des huitièmes de finale, Sébastien Desabre a également quitté son banc, non sans s'être satisfait - à juste titre - du travail accompli à la tête de l'Ouganda.

Parti "d'un commun accord" avec la fédération dans le courant du mois de juillet, il a immédiatement rebondi en se voyant confier le destin de Pyramids FC. Un nouveau riche du football égyptien qui affiche de grandes ambitions nationales mais aussi continentales.

• Stuart Baxter (Afrique du Sud)

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Avant-dernier démissionnaire en date, l'Écossais Stuart Baxter. Pas franchement en odeur de sainteté au pays malgré une qualification miraculeuse pour les quarts de finale de la CAN-2019, il a baissé pavillon tout début août.

Il reste effectivement sur un bilan plus que mitigé à la tête des Bafana Bafana, avec trois défaites pour deux victoires lors du grand raout continental.

• Emmanuel Amuneke (Tanzanie)

AFP

Celui d'Emmanuel Amuneke à la tête de la Tanzanie n'aura pas été plus convaincant. Le Nigérian avait pourtant réussi à emmener les siens jusqu'en phase finale de Coupe d'Afrique, une première depuis 39 ans. Mais les prestations peu convaincantes des Taifa Stars en Égypte auront finalement eu raison de son scalp.

Avec trois défaites en poules et un bilan général de deux victoires, deux nuls et six défaites depuis sa prise de fonctions, il a vu son contrat mis à terme par les instances nationales courant juillet.

• Paul Put (Guinée)

AFP

L'été africain a également été fatal aux ambitions de Paul Put. Victime comme beaucoup d'autres des 8es de finale, le globe-trotter belge a été destitué de son poste par le président de la Fédération guinéenne, Mamadou Antonio Souaré.

En cause, "l'insuffisance de résultats", mais aussi "l'élimination consécutive à un climat de méfiance créé et entretenu par le coach entre les joueurs et le staff technique", indiquait le communiqué publié par le dirigeant, à la mi-juillet. Ambiance.

• Sunday Chidzambwa (Zimbabwe)

Moins en vue que la plupart des autres sélectionneurs cités plus haut, Sunday Chidzambwa a lui aussi fait les frais de la CAN-2019. Nommé à la tête du Zimbabwe en 2017, il a fait le service minimum en qualifiant les Guerriers pour la phase finale. Mais son parcours en Égypte n'a pas franchement plaidé en sa faveur.

Un point en trois matches, mais surtout un très lourd 4-0 encaissé face à la RD Congo. Une correction qui a sans doute scellé son sort, puisqu'elle constitue à ce jour le pire revers zimbabwéen dans l'histoire de la Coupe d'Afrique. Suffisant en tout cas pour que la fédération accepte sa lettre de démission avec effet immédiat, à la fin du mois de juillet.

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