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L'Élysée propose l'ex-ministre des Armées Sylvie Goulard comme commissaire européenne

Sylvie Goulard, alors qu'elle était encore ministre des Armées, le 28 août 2017 à Paris.
Sylvie Goulard, alors qu'elle était encore ministre des Armées, le 28 août 2017 à Paris. Joël Saget, AFP

Emmanuel Macron a proposé, mercredi, le nom de l'ex-ministre des Armées, Sylvie Goulard, comme candidate pour la Commission européenne en raison de "son expérience reconnue à la fois en Europe et en France".

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Sylvie Goulard, ministre des Armées au début du quinquennat d'Emmanuel Macron, a été désignée, mercredi 28 août, par l'Élysée, comme candidate pour la Commission européenne.

Dans "un moment crucial pour l'Europe", Sylvie Goulard "a la capacité de jouer un rôle majeur au sein de la prochaine Commission", a déclaré la présidence.

Il revient désormais à la future présidente de la Commission, l'Allemande Ursula von der Leyen, d'accepter ou non les dossiers soumis par les États membres, puis d'attribuer aux candidats retenus un portefeuille dans l'équipe qui entrera en fonctions le 1er novembre prochain.

Le commerce ou l'environnement

Emmanuel Macron affiche une forte ambition pour "refonder" dans les prochaines années l'Union européenne. Objectif jusqu'à présent freiné par les négociations sur le Brexit et les problèmes politiques dans plusieurs pays, notamment l'Allemagne et l'Italie.

Le portefeuille qu'occupera la candidate française, dont le nom a été livré avec du retard (la date limite avait été fixée au 26 août) n'est pas encore déterminé, Ursula Von der Leyen ayant débuté cette semaine les entretiens avec les candidats proposés par les 27 capitales. Mais Paris a d'ores et déjà affiché sa préférence pour un portefeuille centré sur l'économie, le commerce ou l'environnement, trois de ses priorités politiques, a déclaré la présidence.

Ex-députée européenne élue sous les couleurs du MoDem, Sylvie Goulard, 54 ans, est aujourd'hui sous-gouverneure de la Banque de France.

Polémiques

Excellente germaniste, parlant aussi couramment l'anglais et l'italien, l'énarque, qui a débuté sa carrière au Quai d'Orsay en 1989, a fait bénéficier Emmanuel Macron de ses réseaux lors de la campagne présidentielle de 2017.

Elle a dirigé le ministère des Armées pendant un mois, en 2017, avant de démissionner en raison des soupçons d'emplois fictifs de son parti au Parlement européen.

"Je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi", avait-elle alors expliqué. Cette affaire a donné lieu depuis à l'ouverture d'une information judiciaire, mais Sylvie Goulard n'a jusqu'à présent pas été convoquée.

Son poste de "conseiller spécial" pour un think tank américain, pour une rémunération supérieure à 10 000 euros par mois, alors qu'elle était eurodéputée, avait par ailleurs suscité un début de polémique.

Avec Reuters

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