Accéder au contenu principal

Journée cruciale en Italie pour la formation d'une coalition gouvernementale

Le président du Conseil, Giuseppe Conte, à Rome, le 27 août 2019.
Le président du Conseil, Giuseppe Conte, à Rome, le 27 août 2019. Filippo Monteforte, AFP

Les négociations pour former un gouvernement entrent dans la dernière ligne droite mercredi entre le M5S et le Parti démocrate. Si un accord n'est pas trouvé, le président italien convoquera de nouvelles élections.

Publicité

Trois semaines après le début d’une crise politique inédite, les Italiens devraient être fixés sur leur avenir politique : une coalition gouvernementale ou la tenue de nouvelles élections.

Après des pourparlers nocturnes, des suspensions et des prises de bec, le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) et le Parti démocrate (PD), première force de gauche, se retrouvent, mercredi 28 août, pour négocier un programme commun et la répartition des postes ministériels. Le climat est "positif" selon le M5S, tandis que le PD est "optimiste".

De son côté, le président de la République, Sergio Mattarella, doit conclure un deuxième round de consultations de la classe politique. Si on ne lui présente pas un accord de "majorité solide", il a déjà prévenu qu'il décidera d'un retour aux urnes.

Giuseppe Conte devrait rester président du Conseil

L'idée d'une alliance entre le PD et le M5S a été lancée par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi (février 2013-décembre 2016) avec pour objectifs de base : la réduction du nombre de parlementaires et un budget 2020 capable d'éviter une hausse de la TVA prévue l'an prochain, très pénalisante pour les consommateurs.

Depuis, le projet s'est enrichi de propositions des deux camps qui convergent sur une relance de la poussive croissance italienne avec une attention pour les plus faibles et l'environnement, et une cure d'amaigrissement du Parlement.

Les points d'achoppement résident plutôt dans l'attribution des fauteuils ministériels. Le PD a levé son veto à une reconduction du président du Conseil sortant Giuseppe Conte mais sans le dire officiellement. Et le M5S a mis la pression, mardi, en réclamant un "OK formel" au maintien de Giuseppe Conte, qui jouit d'une forte popularité et qui a reçu les soutiens du président du Conseil européen, Donald Tusk, et du président américain, Donald Trump.

Luigi Di Maio très affaibli

Selon les médias, le PD aurait demandé, en contrepartie de son feu vert à Conte, de choisir un certain nombre de ministères, dont l'Économie et les Affaires étrangères. Ce qui a permis à Matteo Salvini, le chef de la Ligue (extrême droite) qui a dynamité la précédente coalition de son parti avec le M5S, de se moquer de tractations de dernière minute "non pas sur des projets mais des fauteuils".

Autre problème : le sort de l'actuel vice-président du Conseil sortant et chef du M5S, Luigi Di Maio, qui est très affaibli. Le PD refuse que le M5S place l'un de ses dirigeants comme vice-président du Conseil, et considère que, si Giuseppe Conte, proche du M5S est chef du gouvernement, il ne peut être flanqué que d'un seul numéro deux, issu du camp social-démocrate.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.