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Prison ferme pour Génération identitaire après leur action anti-migrants

Clément Gandelin, président de Génération identitaire, lors du procès de plusieurs membres du groupe, le 11 juillet 2019, à Gap.
Clément Gandelin, président de Génération identitaire, lors du procès de plusieurs membres du groupe, le 11 juillet 2019, à Gap. Philippe Desmazes, AFP

Trois membres de Génération identitaire ont été condamnés à six mois de prison ferme, jeudi, par le tribunal de Gap. Le groupe d’extrême droite avait mené en 2018 une opération anti-migrants dans les Hautes-Alpes.

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Le tribunal correctionnel de Gap a condamné, jeudi 29 août, trois responsables de Génération identitaire à des peines de six mois de prison ferme, après des actions anti-migrants menées dans les Alpes par ce groupuscule d'extrême droite en 2018.

Génération identitaire est condamnée à l'amende maximale de 75 000 euros. Les trois prévenus étaient poursuivis pour des "activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique".

Le tribunal a également infligé une amende de 2 000 euros, ainsi que la privation de leurs droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans contre Clément Gandelin (dit Galant), 24 ans, président de Génération identitaire, son porte-parole Romain Espino, 26 ans, et un organisateur actif du mouvement, Damien Lefèvre (dit Rieu), 29 ans.

Vaste opération en avril 2018

Dans sa motivation, le tribunal considère que, "compte-tenu de la nature extrêmement grave des faits, de l'importance du trouble à l'ordre public occasionné non seulement pendant leur période de commission mais de manière durable dans le département, de l'importance des valeurs protégées par les infractions reprochées et du passé pénal des prévenus", la prison ferme s'impose.

Le 21 avril 2018, Génération identitaire avait monté une vaste opération au col de l'Échelle, point de passage de nombreux migrants dans les Hautes-Alpes.

Une centaine de personnes vêtues de la même doudoune bleue s'étaient mobilisées, avec deux hélicoptères, une banderole géante, et une "frontière symbolique" matérialisée dans la neige par des grillages en plastique. Dans les semaines suivantes, les militants d'extrême droite avaient annoncé des interceptions de migrants et des enquêtes sur les passeurs.

Me Pierre-Vincent Lambert, avocat des prévenus, a d'ores et déjà annoncé que ses clients feraient appel de la décision.

Avec AFP

 

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