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Hommage à Paris aux victimes de féminicide pour interpeller le gouvernement

Des militantes Femen lors du discours donné par Anne Hidalgo à l'occasion du rassemblement en hommage aux victimes de féminicides, le 28 août 2019 à Paris.
Des militantes Femen lors du discours donné par Anne Hidalgo à l'occasion du rassemblement en hommage aux victimes de féminicides, le 28 août 2019 à Paris. Christophe Archambault, AFP

La mairie de Paris a rendu hommage mercredi aux victimes de féminicides, près d'une centaine depuis le début de l'année. Une mobilisation pour interpeller l'exécutif à quelques jours de l’ouverture du Grenelle des violences conjugales.

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Ce sont 97 prénoms qui ont été dévoilés sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris, mercredi 28 août, comme autant de victimes de féminicides en France depuis le début de l’année. Un hommage y a été rendu, dans l’après-midi, à toutes les femmes tuées par leur compagnon, ou ex-compagnon, à l’occasion d’un rassemblement d’environ 300 personnes, quelques jours avant l’ouverture du Grenelle des violences conjugales, du 3 septembre au 25 novembre prochains.

Parmi les participants, plusieurs actrices dont Eva Darlan, qui a égrené, un à un, le nom de chaque victime avant d’apostropher le gouvernement : "le Grenelle est une façon comme une autre de ne rien faire. Nous sommes dans un état d’urgence. Nous savons comment arrêter cette hécatombe. Il suffit d’appliquer les lois", a martelé la comédienne qui, la veille, avait lancé sur Twitter un appel à se vêtir de blanc, pour "rendre hommage aux éternelles, ces femmes tuées par leur conjoint, ignorées par les politiques."

"Il est hors-la-loi pour un policier de refuser de prendre une plainte, mortifère pour un magistrat de classer un dossier sans suite, indigne pour un État de ne pas héberger des femmes et enfants qui ont besoin de protection", a insisté la comédienne, réclamant un budget "d'un milliard d'euros".

Appel à stopper une "épidémie"

Dans l’assemblée, Lucien Douib a lui aussi interpellé l’exécutif. Cet homme dont la fille Julie a été tuée début mars en Corse par son ex-conjoint, a appelé le gouvernement à "prendre des décisions très rapidement" pour stopper "une épidémie".

Appel soutenu par des militantes du groupe féministe Femen, qui sont intervenues pour interpeller les ministres de la Justice, Nicole Belloubet, et de l'Intérieur Christophe Castaner, ainsi que le chef de l’État, Emmanuel Macron.

Également présente au rassemblement, la maire de Paris Anne Hidalgo a indiqué que la ville participerait au "Grenelle des violences conjugales", et appelé le gouvernement "à ne pas faire simplement de la communication".

Elle a annoncé l'ouverture, le 31 août porte de Bagnolet, d'un nouveau centre d'accueil de jour pour les jeunes femmes de 15 à 25 ans victimes de violences, tout en soulignant "qu'il faudrait beaucoup d'autres lieux d'hébergement".

Le "Grenelle des violences conjugales", qui doit durer trois mois, "va donner lieu à un engagement du Premier ministre et à des annonces très fortes", a promis mercredi la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa, déplorant que le bilan des féminicides comptabilisés depuis le début de l'année 2019 s'élève à "97 actuellement".

En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences au sein du couple.

Avec AFP

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