Accéder au contenu principal

L1: à Lyon, Aulas est toujours là, Lopes aussi

4 mn
Publicité

Lyon (AFP)

Il disait avoir pris du recul en plaçant le Brésilien Juninho aux commandes du secteur sportif de l'Olympique lyonnais. Mais c'est bien à Jean-Michel Aulas que le club doit la prolongation du gardien Anthony Lopes, cette semaine, avant d'affronter samedi Bordeaux pour la 4e journée de L1.

L'emblématique dirigeant a tranché pour couper court à toute possibilité de départ dans les dernières heures du mercato, notamment vers le PSG toujours à la recherche d'un portier de haut niveau et qui serait venu prendre des nouvelles de Lopes début août.

JMA a également été déterminant pour débloquer le dossier du recrutement du milieu de terrain d'Angers, Jeff Reine-Adelaïde, qui devrait faire ses débuts samedi contre Bordeaux à domicile (17h30).

Acteur majeur des bons résultats de l'OL ces dernières saisons, Lopes (28 ans) a prolongé mercredi jusqu'en juin 2023 un contrat qui arrivait initialement à son terme au printemps 2020. Avec en prime un salaire évalué autour de 400.000 euros mensuels qui en fait le joueur le mieux payé de l'effectif.

Une singularité pour un gardien dans un milieu où les gros chèques vont surtout aux attaquants.

En février, Jean-Michel Aulas avait qualifié ses prétentions salariales de "totalement démesurées et pas cohérentes avec le marché européen des gardiens", fustigeant au passage l'attitude des agents du joueur.

"Ceux-ci vivent dans un autre monde et ont pris de mauvaises habitudes après avoir eu quelques fois des rendez-vous avec de grosses cylindrées européennes", avait-il également cinglé un peu plus tard.

Et si l'affaire a traîné si longtemps, c'est qu'au delà des cinq ans de contrat réclamés et finalement ramenés à trois plus une année optionnelle, couvait un désaccord sur la commission due à ses agents, que JMA aurait voulu réduire en contrepartie de l'importance du salaire accordé.

- Le prix de l'amour du maillot -

La fidélité et l'amour du maillot, qu'il a porté pour la 300e fois mardi à Montpellier (défaite 1-0), a donc quand même un prix pour le gardien qui a signé son premier contrat professionnel en 2010 et qui est titulaire du poste depuis janvier 2014.

Il est désormais sur le podium des gardiens les plus capés de l'histoire de l'OL, derrière Grégory Coupet (1987-2008, 519 matches) et Yves Chauveau (1964-1975, 1978-1982, 490 matches).

Natif de Givors (métropole de Lyon), international portugais (7 sélections), champion d'Europe 2016 comme portier N.2 derrière Rui Patricio, Anthony Lopes est arrivé à l'Olympique lyonnais en 2000, à l'âge de 9 ans pour y franchir toutes les étapes de la formation.

Et pour les Bad Gones, principal groupe de supporters ultras du club dont il a été membre, il n'était pas question d'entendre parler d'un départ ou d'une quelconque concurrence avec le gardien roumain Cyprian Tatarusanu, quand bien même ce dernier avait affirmé devant les médias, "ne pas être venu pour être doublure".

Ils l'avaient rappelé avec force au cours des matches de pré-saison et lors de la réception d'Angers, le 16 août (6-0).

"Je suis très proche des supporters comme je le montre après chaque rencontre. Tout cela va continuer encore de plus belle. Ma prolongation me fait énormément plaisir ainsi qu'à ma famille", s'est-il réjoui sur les médias de l'OL, prêt à bondir encore alors que se profile la Ligue des Champions.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.