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Avant les municipales à Moscou, nouvelle manifestation contre les "répressions politiques"

L'opposition défile à Moscou, le samedi 31 août.
L'opposition défile à Moscou, le samedi 31 août. Alexander Nemenov, AFP.

Des centaines de personnes ont une nouvelle fois défié le Kremlin, samedi, en manifestant dans le centre de la capitale russe, dénonçant les "répressions politiques" une semaine avant l'élection controversée du Parlement de Moscou.

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C’est la dernière action en date d'un important mouvement de contestation qui secoue la capitale russe, une semaine avant des élections locales controversées. Des centaines de manifestants ont défilé, samedi 31 août, dans le calme, à Moscou pour protester contre les "répressions politiques".

Des manifestations ont eu lieu quasiment chaque week-end à Moscou depuis la mi-juillet pour protester contre l'éviction des candidats de l'opposition de l'élection du Parlement de la ville, prévue pour le 8 septembre. Non autorisées, la plupart des actions ont été sévèrement réprimées par la police.

La marche de samedi, organisée à l'appel du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, récemment relâché de prison mais qui n'était pas présent, s'est, elle, déroulée sans accrochage avec la police. Présents en nombre, les policiers n'avaient procédé à aucune arrestation en fin d'après-midi.

>> À voir : En Russie, un été marqué par la répression avant les élections locales

"C'est notre ville !"

Le défilé, auquel ont pris part environ 750 personnes selon la police, a traversé de grands boulevards du centre. Les manifestants ont tenu des pancartes appelant à la libération des "prisonniers politiques" arrêtés lors des actions précédentes et ont scandé "C'est notre ville !".

Présente à la marche, l'opposante Lioubov Sobol, alliée d'Alexeï Navalny, a assuré qu'elle "se battrait jusqu'au bout" pour parvenir à la défaite des candidats du pouvoir aux élections.

"Je veux que les droits des Moscovites soient respectés", a ajouté la jeune avocate, qui a été aspergée de boue jeudi près de son domicile.

Le mouvement de contestation, le plus important depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012, a donné lieu à près de 2 700 arrestations et à l'ouverture de plusieurs procès pour "troubles massifs" et "violences à l'encontre des forces de l'ordre".

Un scrutin qui s'annonce difficile pour les candidats du pouvoir

La plupart des meneurs de l'opposition ont enchaîné les courtes peines de prison pour leurs appels à manifester, à l'exemple d'Ilia Iachine, emprisonné pour la cinquième fois consécutive mercredi.

Le mouvement de contestation a débuté après le rejet, officiellement pour des vices de forme, de l'enregistrement d'une soixantaine de candidats indépendants à l'élection du Parlement de Moscou. Chargée de valider le budget faramineux de la capitale, cette instance est actuellement composée de fidèles du maire pro-Kremlin, Sergueï Sobianine.

Ce scrutin et les autres élections régionales et locales qui se tiendront parallèlement s'annoncent difficiles pour les candidats du pouvoir, dans un contexte de grogne sociale et de stagnation économique.

Avec AFP

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