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REPORTAGE

Dans les hôpitaux d’Idleb, l’enfer quotidien des soignants

Capture d'écran France 24

Les reporters ont rencontré des rescapés d’Idleb, en Syrie, où un cessez-le-feu du régime est entré en vigueur samedi. Depuis plusieurs mois, une offensive russe et syrienne a tué près de 900 personnes et fait des centaines de blessés.

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En Syrie, un cessez-le-feu est entré en vigueur samedi 31 août dans la région d’Idleb, dans le nord-ouest du pays. Cette trêve ne concerne que l’armée syrienne et constitue un répit pour les 3 millions de personnes qui vivent encore dans ce bastion dominé par les jihadistes et les rebelles syriens.

Depuis plusieurs mois, une offensive menée par l’armée russe et l’armée du régime a tué près de 900 personnes et fait des centaines de blessés. Ils sont soignés dans ce qu’il reste des hôpitaux de la région. Nos journalistes se sont rendus dans l’un de ces centres, à Atma. Ils ont rencontré ces rescapés d’Idleb.

Ces quatre derniers mois, les aviations russe et syrienne ont intensifié les bombardements, et d'après un infirmier interviewé, le nombre de patients a presque doublé dans cet établissement

"Nous avions 15 à 16 000 patients par mois, mais maintenant, nous en sommes à plus de 25 000 à cause des nouveaux déplacés. Et plus au sud d'Idleb, 30 à 40 hôpitaux et cliniques ont été bombardés et une grande partie d'entre eux ne sont plus en état de traiter les blessés", déplore le professionnel.

Des blessés qui viennent de villes comme Saraqeb, où nos reporters se sont également rendus, dans la partie orientale d'Idleb, non loin de la ligne de front.

"Ici, il n'y a pas d'opposition, pas de rébellion, c'est juste une maison"

Un temps célèbre pour son coton et sa broderie, Saraqeb est aujourd'hui une ville fantôme

La maison d’Abou Ziad vient de subir une frappe aérienne. Aucun mort à déplorer cette fois, juste un champ de ruines.

"J'ai travaillé quarante ans comme enseignant pour économiser et construire ma maison, et maintenant mes enfants et moi sommes sans logement. Ici, il n'y a pas d'opposition, pas de rébellion, pas de résistance, c'est juste une maison", témoigne-t-il.

Cessez-le-feu ou pas, pour de nombreux habitants de Saraqeb ou d'ailleurs qui n'ont plus de toit, il est de toute façon impossible de rentrer chez soi.

Au moins 40 chefs jihadistes ont été tués samedi dans une attaque de missiles qui a pris pour cible leur réunion dans un camp militaire près d'Idleb, a indiqué L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) en fin d’après-midi.

L'ONG basée à Londres, qui s'appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie, n'était pas en mesure d'identifier dans l'immédiat l'origine des tirs ou "s'il s'agissait de raids aériens ou d'une attaque de missiles de longue portée".

 

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