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Chassés de Kunduz par l'armée afghane, les Taliban lancent de nouvelles offensives

Des soldats afghans dans une rue de Kunduz, le 31 août 2019.
Des soldats afghans dans une rue de Kunduz, le 31 août 2019. Bashir Khan Safi, archives AFP.

Repoussés de Kunduz par les forces de sécurité afghanes, les Taliban ont lancé de nouvelles offensives dans le pays. Les islamistes et les États-Unis semblent, en outre, proches d'un accord qui pourrait aboutir à une issue au conflit.

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Les combattants taliban ont été chassés de Kunduz par les forces de sécurité après leur offensive sur cette ville du nord de l'Afghanistan, a indiqué dimanche 1er septembre une source officielle afghane. Toutefois, d'autres combats ont éclaté dans la ville de Pul-e Khumri, capitale de la province voisine de Baghlan.

Les insurgés avaient lancé leurs forces depuis plusieurs directions dans la nuit de vendredi à samedi pour tenter de s'emparer de Kunduz, ville stratégique située près de la frontière tadjike.

De lourds combats s'y sont déroulés samedi, au cours desquels l'armée afghane a bénéficié d'un soutien aérien américain, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Nasrat Rahimi. "La ville de Kunduz a été nettoyée, les Taliban repoussés des zones qu'ils avaient prises", a-t-il déclaré. "La situation en ville est revenue à la normale".

Contestations

Mais le porte-parole des Taliban Zabihullah Mujahid a contesté cette affirmation, déclarant que les insurgés tenaient leurs positions. "La propagande de l'ennemi selon laquelle les moudjahidines ont été chassés ou tués est fausse", a-t-il déclaré à des journalistes.

Des centaines de combattants taliban ont, par ailleurs, attaqué la ville de Pul-e Khumri, où de violents combats étaient en cours, selon un porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur. Le principal axe routier reliant Kaboul au nord du pays était fermé dimanche en raison des combats, ont rapporté des habitants et des responsables locaux. Des responsables afghan ont toutefois assuré que la situation était "sous contrôle".

Des combats se déroulaient également dans la province de Ghazni, dans le centre de l'Afghanistan, et dans celle de Laghman, à l'est de Kaboul, ont affirmé les Taliban et des responsables gouvernementaux.

Un futur accord de paix ?

Parrallèlement, les négociateurs américains et les délégués taliban semblent proches de la conclusion d'un accord ouvrant la voie à une issue politique au conflit en Afghanistan, a déclaré dimanche un haut diplomate américain.

Tôt dimanche, l'émissaire américain Zalmay Khalilzad affirmé, en effet, sur Twitter que les deux parties étaient "sur le point de conclure un accord qui réduira la violence et ouvrira la voie aux Afghans pour s'asseoir ensemble pour négocier une paix honorable et durable".

Zalmay Khalilzad a indiqué qu'il se rendrait dimanche dans la capitale Kaboul pour des consultations après avoir bouclé une neuvième session de pourparlers au Qatar avec des représentants taliban.

"Nous sommes aux portes d'un accord qui permettra de limiterla violence et d'ouvrir la voie aux Afghans pour qu'ils négocient une paix durable et un Afghanistan unifié et souverain qui ne menace ni les États-Unis, ni leurs alliés, ni tout autre pays", a déclaré sur Twitter l'émissaire américain.

Cette déclaration fait écho aux propos tenus quelques jours plus tôt par des représentants taliban, lesquels ont indiqué être proches d'un accord avec Washington qui permettrait un retrait des troupes américaines d'Afghanistan en échange de l'assurance que le pays ne devienne pas un refuge pour les groupes extrémistes.

Avec AFP et Reuters

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