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La lutte contre le réchauffement menacée par les "routes de la soie" de Pékin

Des employés retirent un panneau à l’extérieur du deuxième forum consacré au projet chinois des Nouvelles routes de la soie, à Pékin, le 27 avril 2019.
Des employés retirent un panneau à l’extérieur du deuxième forum consacré au projet chinois des Nouvelles routes de la soie, à Pékin, le 27 avril 2019. Greg Baker, AFP

Dans une étude publiée lundi, un think tank chinois tire la sonnette d'alarme sur le titanesque projet de "nouvelles routes de la soie" lancé par Pékin, et dont certaines infrastructures nuiraient aux objectifs de l'Accord de Paris sur le climat.

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Selon le think tank chinois Centre Tsinghua pour la finance et le développement, le projet de "nouvelles routes de la soie", qui comprend le développement d'un réseau gigantesque d'infrastructures dans plusieurs pays mené par Pékin, pourrait mettre à mal les objectifs de l'Accord de paris sur le climat. Dans une étude publiée lundi 2 septembre, le centre avertit que l'empreinte carbone de très nombreux pays pourrait exploser.

Pékin a lancé en 2013 le projet d'infrastructures des "Nouvelles routes de la soie", pour relier l'Asie, l'Europe et l'Afrique à la Chine, avec des ports, lignes ferroviaires, aéroports et parcs industriels. Certains projets, notamment des barrages et des centrales à charbon, sont accusés d'occasionner des dégâts à l'environnement.

Une analyse de l'empreinte carbone du développement des infrastructures dans les pays impliqués dans ces nouvelles routes de la soie conclut qu'il pourrait remettre en cause les objectifs de l'Accord de Paris de 2015 de maintenir la température moyenne mondiale nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels.

Selon le Centre Tsinghua, les 126 pays qui ont signé des accords de coopération avec la Chine représentent 28 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.

Ce think tank a estimé les effets du développement de ports, de pipelines, de lignes ferroviaires et d'autoroutes dans 17 d'entre eux. Il en a déduit que certains pays, comme la Russie, l'Iran, l'Arabie saoudite ou l'Indonésie devraient réduire leurs émissions de CO2 de 68 % d'ici 2050 pour rester dans les clous de l'Accord de Paris.

"Nous avons un scénario 'business as usual' qui dit que si l'on continue sur la même voie, même si tous les autres pays à l'échelle du globe, dont les États-Unis, l'Europe, la Chine et l'Inde, se mettent sur la trajectoire des 2°C, cela va quand même exploser le budget carbone", indique Simon Zadek, du centre Tsinghua, qui a mené l'étude avec la société Vivid Economics et la fondation ClimateWorks.

La Chine est le premier émetteur de CO2 et représente environ 30 % des émissions à l'échelle planétaire.

Pour Simon Zadek, la Chine doit mener une "politique cohérente" par rapport à la réduction des émissions de CO2, chez elle comme à l'étranger.

Studio Graphique France Media Monde

Avec AFP

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