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FRANCE

Les réformes de Jean-Michel Blanquer font leur première rentrée

Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer lors de sa conférence de presse annonçant la rentrée scolaire, le 27 août 2019 à Paris.
Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer lors de sa conférence de presse annonçant la rentrée scolaire, le 27 août 2019 à Paris. Christophe Archambault, AFP
4 mn

Écoliers, collégiens et lycéens reprennent lundi le chemin de l'école pour une nouvelle rentrée scolaire, cette année marquée par une batterie de réformes concernant tous les niveaux d'étude, de la maternelle au lycée.

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Ils sont 12,4 millions d’écoliers, collegiens et lycéens à entamer une nouvelle rentrée scolaire, lundi 2 septembre, après deux mois de vacances. Une rentrée marquée, cette année, par la réforme des lycées et l’abandon des séries L, ES et S au baccalauréat.

Pour ce premier jour de rentrée, le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer se déplaceront le matin dans une école primaire de Clichy (Hauts-de-Seine).

En revanche, contrairement aux deux années précédentes, le chef de l’État, Emmanuel Macron, ira dans un établissement non pas lundi mais "dans les prochaines semaines", a indiqué dimanche le ministre de l’Éducation lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.

Abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à 3 ans, poursuite de la baisse des effectifs de classes dans les quartiers défavorisés, ou encore réforme du baccalauréat comptent parmi les nouveautés les plus marquantes de cette rentrée 2019. Cette réforme avait en effet cristallisé les tensions au moment du bac avec une grève de certains correcteurs.

Préavis de grève

Le nouveau bac, qui prendra en compte le contrôle continu, ne verra le jour qu'en juin 2021. Mais il se prépare en amont et des changements interviendront dès cette année 2020 pour les élèves de première, qui seront les premiers à passer l'examen sous sa nouvelle forme.

Les fameuses séries S, ES et L au baccalauréat sont désormais supprimées et remplacées par des enseignements de spécialités, qui demandent des aménagements spécifiques.

Opposées à cette réforme, plusieurs organisations syndicales ont d'ores et déjà annoncé en juillet le dépôt de préavis de grève sur l'ensemble du mois de septembre pour d'éventuelles actions.

"Il n'y a pas une ambiance délétère en cette rentrée, au contraire", a assuré Jean-Michel Blanquer dimanche. "Les jeunes concernés vont avoir une rentrée magnifique grâce à ces réformes", et "la très grande majorité des écoles, collèges et lycées de France – la très grande c'est 95 % – n'auront aucun problème [lundi]", a-t-il ajouté.

Pour cette année "un peu particulière", Maximilien, 16 ans, qui entre en première, se demande "comment l'organisation des cours sous ce nouveau format va s'articuler". "Est-ce que je vais être mélangé, et à quelle fréquence, avec les élèves qui ont fait le choix des sciences éco ou de la littérature ?", s'interroge ce lycéen, qui a opté pour les maths, la physique et la SVT (science de la vie et de la terre), reproduisant l'ancienne série scientifique.

Lucie, elle, fera sa rentrée à 10h30, en classe de Première, dans la Manche. Elle est "plutôt impatiente" de découvrir les changements induits par la réforme du lycée, car "on ne sait pas trop à quoi s'attendre". "J'ai hâte de retrouver mes copains et de découvrir mon emploi du temps, en espérant qu'il n'y aura pas de gros trous dedans", confie-t-elle.

Mardi, lors de sa conférence de rentrée, le ministre avait ouvert la porte à des aménagements de la réforme du lycée.

Avec AFP

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