Accéder au contenu principal

La droite fait à Emmanuel Macron le procès de "l'immobilisme"

Publicité

Paris (AFP)

Au lendemain de sa rentrée politique en ordre dispersé, la droite a convergé lundi pour alimenter un procès en "immobilisme" à l'encontre d'Emmanuel Macron qui "ne fait pas le quart de ce qu'il faudrait pour redresser le pays".

"Un des dangers désormais qui menace le macronisme, c'est l'immobilisme", a dénoncé sur RFI le député Guillaume Larrivé, candidat à la présidence du parti Les Républicains, alors que l'exécutif va éprouver cette semaine sa "nouvelle méthode", "plus à l'écoute" pour l'acte II du quinquennat avec notamment la réception à Matignon des partenaires sociaux pour la réforme des retraites.

"Est-ce que Emmanuel Macron n'est pas une espèce d'Henri Queuille junior", a-t-il ironiquement demandé, en référence à ce "président du Conseil sous la IVe République qui pensait qu'il n'y avait aucun problème qu'une absence de solution ne finisse par régler".

"Je ne voudrais pas (...) que le quinquennat d'Emmanuel Macron se mette à roupiller sur les questions de dépenses publiques, sur la question de la réforme structurelle", a-t-il ajouté en prenant l'exemple de la réforme des retraites.

La présidente du mouvement Libres! Valérie Pécresse, qui a quitté LR après l'échec des européennes, a estimé sur BFMTV que le président "ne fait pas le quart de ce qu'il faudrait pour redresser le pays en matière d'autorité, en matière d'immigration, en matière de laïcité, mais aussi en matière de réforme et de réduction des dépenses et des impôts".

"Monsieur Macron, c'est Tony Blair, c'est un libéral à l'anglo-saxonne, et moi ce qui me gêne, c'est que je crois que fondamentalement, pour lui, le monde, c'est le tout marchand", a accusé la présidente de la Région Ile-de-France.

"En vérité, le macronisme est une contrefaçon de ce à quoi nous croyons. C'est pourquoi Emmanuel Macron est condamné à ne faire que semblant", a accusé dans un entretien au Figaro le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau.

Il a notamment reproché au chef de l'Etat de "renoncer à la baisse de la dépense publique et à la compétitivité de la France" ou de faire "croire aux Français qu'il n'y aura pas de baisse des pensions même si l'on ne recule pas l'âge de départ" à la retraite.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.